Le Conseil dEtat confirme la dissolution du groupuscule antifasciste la

Le Conseil d’Etat a rejeté, jeudi 30 avril, le recours de la Jeune Garde, ce groupuscule antifasciste créé en 2018 par Raphaël Arnault (devenu député La France insoumise en 2024), contre le décret de dissolution pris à son encontre en juin 2025.

La plus haute juridiction administrative a estimé que la dissolution était « adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes portées à l’ordre public ».

Dans un communiqué, le Conseil d’Etat explique que la Jeune Garde « a mené et incité à commettre des agissements violents de confrontation et d’exclusion physique de l’espace public, tant par le comportement de ses membres que par ses soutiens à certains comptes sur les réseaux sociaux et son absence de réaction à leurs contenus ».

Dans sa décision, Conseil d’Etat observe également que « si le groupement contestait certains des faits qui lui étaient reprochés, ses membres prenaient souvent l’initiative de l’utilisation de la violence dans l’espace public, sans que le groupement ait condamné de telles actions ».

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Le mouvement contestait le décret de dissolution – pris en conseil des ministres et annoncé le 12 juin 2025 par le ministre de l’intérieur de l’époque, Bruno Retailleau –, qui énumérait des rixes violentes ou prises à partie à Strasbourg, Paris et Lyon.

« Combat de rue »

Le gouvernement reprochait alors à la Jeune Garde de « provoquer à des agissements violents contre les personnes », mais aussi d’en commettre. L’exécutif l’accusait aussi d’organiser au profit de ses membres des entraînements aux sports de combat et au « combat de rue » ou encore de les « galvaniser grâce au recours à un vocabulaire provoquant ou légitimant la violence envers les groupes adverses », en particulier ceux d’extrême droite.

Après sa dissolution, le groupuscule antifasciste s’est retrouvé au cœur de la polémique qui a suivi la mort, en février, du militant d’extrême droite Quentin Deranque, car plusieurs des agresseurs présumés en étaient membres et sont des proches de Raphaël Arnault.

Une enquête a par ailleurs été ouverte à la fin de février après un signalement du ministère de l’intérieur soupçonnant une reconstitution du mouvement antifasciste.

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Le Monde


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