Emmanuel Macron s’est félicité, jeudi 30 avril, du « succès » du vaste exercice militaire Orion, auquel il a assisté dans l’est de la France, et qui constitue, selon lui, « un signal clair envoyé tout à la fois à nos alliés et à nos adversaires ».
Cet exercice, auquel ont participé plusieurs pays européens, avait été lancé en février pour entraîner l’armée française et l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) aux nouvelles guerres de haute intensité.
Il « nous a montré la crédibilité qu’ont les Européens à pouvoir déployer ensemble une opération de cette ampleur. Et la France à être une nation cadre dans ce contexte », a déclaré le président de la République à Suippes (Marne). « C’est à mes yeux un message très clair qui est envoyé à nos partenaires ukrainiens, qui nous attendent sur ce registre, et à tous nos frères d’armes européens », a ajouté le chef de l’Etat.
Durant la journée, Emmanuel Macron s’est notamment rendu dans le poste de commandement de division, chargé de diriger l’action de l’ensemble des unités lancées à la reconquête du terrain, face à un ennemi fictif. Il a également assisté à des tirs de canons Caesar, de nouveaux mortiers entrés en service ces dernières années, puis à des tirs de mitrailleuses de l’infanterie à partir d’une tranchée.
Faire de la France « une puissance reconnue par ses alliés, redoutée par ses ennemis »
Il s’est aussi fait présenter les matériels les plus récents de l’armée de terre, permis par les budgets prévus par les lois de programmation militaire de ces dernières années.
« Ce que j’ai vu aujourd’hui, c’est une armée qui avance, qui se transforme, qui se modernise, (…) et qui est là pour répondre aux défis contemporains qui sont les nôtres », a-t-il dit. « Et c’est pourquoi cet exercice est si important, et vous pouvez être fiers d’y avoir contribué. » Il concourt à faire de la France « une puissance reconnue par ses alliés, redoutée par ses ennemis », a martelé le président. L’exercice s’est déroulé en quatre phases depuis octobre, de la planification opérationnelle au déploiement de troupes en coalition.

Environ 12 500 militaires étaient engagés dans cette dernière phase avec 1 800 véhicules tactiques, 30 hélicoptères et 800 drones de combat. Six autres pays y ont participé : Belgique, Italie, Espagne, Grèce, Pays-Bas et Luxembourg.
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