Hantavirus lOMS soupconne une transmission interhumaine sur le navire de croisiere Hondius

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mardi 5 mai soupçonner qu’il y ait eu une « transmission interhumaine » entre les personnes victimes d’une infection à hantavirus sur un bateau de croisière néerlandais bloqué au Cap-Vert, ayant fait trois morts.

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« Compte tenu de la durée de la période d’incubation des hantavirus, qui peut varier entre une et six semaines, nous supposons qu’ils ont été infectés en dehors du navire », et « nous pensons qu’il pourrait y avoir une transmission interhumaine parmi les personnes en contact très étroit », a déclaré aux journalistes Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS.

« Le risque pour le grand public est faible. Il ne s’agit pas d’un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19. C’est très différent », a-t-elle ajouté. Alors que les résultats du séquençage en cours en Afrique du Sud sont attendus, seule l’espèce des Andes (observée uniquement au Chili et en Argentine), appartenant à la famille des hantavirus peut se transmettre entre humains, selon les données connues.

Un peu plus tôt dans la journée, l’OMS avait fait savoir qu’elle effectuait des démarches pour retrouver les passagers du vol à bord duquel une croisiériste néerlandaise, victime d’une infection à hantavirus, avait été évacuée de l’île de Sainte-Hélène vers Johannesburg, en Afrique du Sud, où elle est morte à l’hôpital.

Cette Néerlandaise de 69 ans, dont le mari de 70 ans est mort à bord du bateau, avait été débarquée à Sainte-Hélène le 24 avril, « avec des symptômes gastro-intestinaux », pour ensuite embarquer le lendemain à destination de Johannesburg, précise l’OMS. Elle est morte le 26 avril et son infection à hantavirus a pu être confirmée lundi. « Des recherches ont été lancées pour retrouver les passagers de ce vol », a ajouté l’organisation dans un communiqué.

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Le lieu de l’accostage du navire toujours inconnu

Le navire, le Hondius, reliait Ushuaïa, en Argentine, à l’archipel du Cap-Vert, et n’a plus que 147 personnes à bord, selon le bulletin d’information de l’OMS. L’institution mondiale a annoncé que l’Espagne avait accepté que le bateau de croisière, qui demeure bloqué au large au Cap-Vert, dans l’Atlantique, accoste aux îles Canaries.

Le navire de croisière MV « Hondius », ancré dans un port de Praia, au Cap-Vert, le 4 mai 2026.

« Le plan actuel est que le navire poursuive sa route vers les îles Canaries. » Les autorités espagnoles « ont assuré qu’elles l’accueilleraient afin de mener une enquête complète (…) et, bien sûr, d’évaluer les risques pour les passagers présents à bord », a annoncé à la presse à Genève Maria Van Kerkhove. Une affirmation démentie dans la foulée par l’Espagne. Le ministère de la santé espagnol ne prendra « aucune décision » sur l’accostage du navire tant que « les données épidémiologiques » n’auront pas été analysées.

« En fonction des données épidémiologiques qui seront recueillies sur le navire lors de son passage par le Cap-Vert, il sera décidé quelle escale est la plus pertinente. D’ici là, le ministère de la santé n’adoptera aucune décision, comme nous l’avons fait savoir à l’Organisation mondiale de la santé », a écrit le ministère sur X.

Lors d’un entretien sur la Radio Canaria, le vice-président du gouvernement régional des Canaries, Manuel Dominguez, a estimé mardi qu’il serait « préférable » que le navire ne fasse pas escale dans l’archipel et qu’il se rende plutôt sur le territoire continental espagnol. « Si cette escale n’avait pas à se faire aux Canaries, eh bien tant mieux, car il y aura sûrement d’autres ressources disponibles sur le territoire continental ; mais si c’était le cas, alors [qu’elle ait lieu] avec toutes les garanties possibles et imaginables », a-t-il déclaré, précisant que la décision pourrait être prise mardi.

L’OMS dit avoir été informée samedi que des passagers atteints d’une affection respiratoire grave se trouvaient à bord. « Au 4 mai 2026, sept cas (deux cas de hantavirus confirmés en laboratoire et cinq cas suspectés) ont été identifiés, dont trois décès, un patient dans un état critique [actuellement en soins intensifs à Johannesburg, en Afrique du Sud] et trois personnes », qui sont à bord, a détaillé l’OMS.

Le premier cas suspecté est celui du Néerlandais de 70 ans qui, le 6 avril, « a présenté des symptômes de fièvre, de maux de tête et de diarrhée légère à bord du navire », a expliqué l’OMS. Le 11 avril, son état s’est aggravé et il est mort le même jour ; son épouse, peu après. Aucun test microbiologique n’a été effectué. Un ressortissant allemand est aussi mort à bord du bateau le 2 mai, sans que la cause ait été établie, a annoncé Oceanwide Expeditions.

Le Monde avec AFP


Source:

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