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À 14 ans, lors de son stage au National Space Science Center de Leicester, au Royaume-Uni, Claire Parfitt était loin d’imaginer qu’elle dirigerait un jour une équipe travaillant sur les futures missions martiennes. Après avoir nettoyé des toilettes spatiales lors d’un stage d’observation, elle travaille aujourd’hui pour le Centre européen de recherche et de technologie spatiales (ESTEC) de l’Agence spatiale européenne, rapporte la BBC.

À 42 ans, elle a rejoint l’industrie spatiale après un diplôme de physique et un doctorat en systèmes d’alimentation électrique des engins spatiaux. Depuis, elle travaille sur des missions visant à explorer l’espace, comme le rover ExoMars baptisé Rosalind Franklin, ou le satellite SMILE (Solar wind, Magnetospheric, Ionic Link Explorer), étudiant la réaction de la Terre face au vent solaire.

Claire Parfitt garde en mémoire le soutien reçu dans ses jeunes années, notamment de ses professeurs de sciences. Après avoir essuyé un refus de la NASA, elle a finalement décroché une place au National Space Science Center. «Je savais que c’était exactement ce que je voulais faire, se souvient-elle. La directrice du centre à l’époque s’appelait Alex Hall. Voir une femme à ce poste m’a vraiment aidée à me projeter dans ma propre carrière dans le secteur spatial.»

Direction Mars

Elle se rappelle également les pièces d’exposition livrées dans les bureaux avant l’ouverture du centre, en juin 2001. «L’une d’elles était des toilettes spatiales, que je n’avais jamais vues auparavant, et j’ai aidé à les déballer, raconte-t-elle. Il fallait évidemment les nettoyer. C’était simplement une pièce inhabituelle servant à des missions spatiales, donc passionnante à mon sens.» Claire Parfitt a également aidé à déballer une combinaison spatiale portée par Helen Sharman, première Britannique à avoir voyagé dans l’espace.

Depuis son ouverture il y a vingt-cinq ans, le National Space Center a accueilli près de six millions de visiteurs. C’est «un endroit tellement inspirant. J’y ai été exposée dès mon plus jeune âge, et je suis à peu près sûre que ça m’a mise sur les rails de la carrière spatiale que je mène aujourd’hui», confie Claire Parfitt.

Après une période dans l’industrie spatiale britannique, elle a rejoint l’ESTEC en 2019. Elle décrit sa carrière comme un «rêve devenu réalité» et dirige désormais une équipe chargée de planifier l’exploration future de Mars, humaine et robotique, pour l’Agence spatiale européenne. Elle préside également l’International Mars Exploration Working Group.

Selon Claire Parfitt, Mars est «un lieu scientifiquement très important à étudier et à explorer». Elle ajoute: «Le lancement de Rosalind Franklin en 2028 sera un moment extrêmement excitant. Pour les futures missions martiennes, il reste beaucoup à faire en vue de l’exploration humaine.»


Source:

www.slate.fr

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Par La Rédaction

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