François Bayrou demande que l’ensemble des responsables qui refusent les extrêmes acceptent d’organiser une procédure de sélection ouverte entre les prétendants situés sur le même « fleuve démocratique ». Dans un entretien accordé au quotidien Le Figaro, le président du MoDem a mis en doute la capacité d’Édouard Philippe à emporter la présidentielle, tout en affirmant la nécessité d’un mécanisme transparent et inclusif pour départager les candidatures au centre.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la recomposition des forces modérées reste au centre des préoccupations politiques. En appelant à un « vote le plus ouvert possible », François Bayrou plaide pour une méthode susceptible d’éviter la fragmentation et de produire un candidat bénéficiant d’une légitimité large. Le choix de la procédure — primaire, consultation interne élargie ou autre forme de confrontation — n’a pas été précisé dans l’entretien, mais l’exigence d’ouverture marque une volonté de dépasser les désaccords locaux et les investitures décidées de manière restreinte.
L’argument avancé obéit à une logique de rassemblement : selon le président du MoDem, la seule alternative durable à la poussée des formations extrémistes passe par une sélection interne qui rassemble et qui soit perçue comme équitable. En mettant en doute la capacité d’Édouard Philippe à l’emporter, Bayrou ne ferme pas la porte aux candidatures issues du centre mais réclame qu’elles s’affrontent selon des règles acceptées par tous les acteurs qui se réclament d’une même famille politique.
Au-delà de la querelle de personnes, la proposition soulève des questions pratiques sur le calendrier, les modalités et l’adhésion des partis concernés. La demande d’François Bayrou contribue à structurer le débat sur la manière dont les forces modérées entendent se présenter face aux défis électoraux à venir. Elle met en lumière la tension entre la volonté d’efficacité électorale et l’exigence démocratique de transparence dans le choix des candidats.

