Les exportations pétrolières du Moyen-Orient, hors Iran, ont franchi la semaine dernière le niveau moyen observé avant le déclenchement du conflit, dépassant la barre de 18 millions de barils par jour, d’après les données compilées par Kpler. Ce signal chiffré intervient malgré une série d’incidents survenus ces dernières semaines dans le détroit d’Ormuz, un couloir maritime crucial pour les exportations régionales.
La capacité des embarquements à retrouver le niveau pré-crise illustre la solidité des flux physiques entre producteurs et acheteurs. Le détroit d’Ormuz reste toutefois une zone de vulnérabilité : les perturbations qui y ont eu lieu ont suscité des inquiétudes sur la sécurité des routes maritimes et sur la continuité des livraisons. Malgré ces tensions, les mouvements de pétrole brut ont été maintenus à un rythme qui permet de couvrir une part significative des livraisons vers les marchés internationaux.
Il est important de rappeler que les chiffres communiqués par Kpler excluent explicitement les exportations de Iran. L’exclusion de ce pays affecte la lecture globale des volumes régionaux : l’ajout ou la soustraction de flux iraniens modifierait l’agrégat, mais n’altère pas la conclusion principale portée par les données récentes, à savoir un retour au niveau moyen observé avant le conflit pour les expéditions déclarées des autres producteurs.
Les acteurs financiers, les compagnies pétrolières et les autorités de régulation continueront de surveiller ces indicateurs hebdomadaires pour apprécier la durabilité de cette reprise. La stabilité des exportations dépendra à la fois de l’évolution de la sécurité maritime dans les points de passage stratégiques et des décisions opérationnelles des producteurs et transporteurs. Les prochains relevés de Kpler et d’autres bases de données industrielles permettront de préciser si la tendance observée se confirme.

