Un patient porte plainte après l'annulation de son IRM à l'IHU de StrasbourgUn soignant traverse le couloir de l’hôpital, dossiers en main. Une scène du quotidien médical.

Un patient dépose une plainte pénale contre X, un an et demi après l’annulation de son IRM programmée à IHU de Strasbourg. Atteint d’un cancer du côlon, il estime avoir été privé d’un examen essentiel à son suivi. Le rendez-vous en question faisait partie des 43 examens déprogrammés en mars 2025, un épisode qui avait alors suscité de vives interrogations sur l’organisation des soins au sein de l’établissement.

La démarche judiciaire vise à établir les responsabilités autour de l’annulation et à comprendre les conséquences pour la prise en charge du patient. La plainte déposée au titre de « plainte contre X » est un moyen pour la victime d’engager des vérifications sans désigner a priori un auteur précis. Le dossier s’inscrit dans un contexte déjà marqué par des questions sur la gestion des rendez‑vous et la transparence des pratiques.

Les 43 examens déprogrammés en mars 2025 ont concerné plusieurs patients et ont attiré l’attention des professionnels de santé et des usagers. Pour les personnes suivies pour un cancer, la périodicité des examens d’imagerie est souvent déterminante pour adapter le traitement. Le retard ou la suppression d’une IRM peut compliquer le suivi clinique, même si chaque situation reste spécifique et doit être évaluée médicalement.

Cette plainte ajoute un nouveau développement à une affaire qui avait déjà entamé des questionnements institutionnels. Les suites judiciaires détermineront si des manquements caractérisés peuvent être retenus et quelles responsabilités, le cas échéant, seront mises en cause. En attendant, le dossier relance le débat sur l’organisation des examens médicaux et la protection des droits des patients dans les structures spécialisées comme celle de Strasbourg.

Avatar photo

Par Samuel Dervaux

Samuel Dervaux est journaliste seychellois, spécialiste des enjeux climatiques, des politiques maritimes et des transformations géopolitiques de l’océan Indien.