A la prison dAix Luynes des detenus pour radicalisation denoncent une

Un détenu, même considéré comme particulièrement dangereux, car radicalisé, dispose-t-il pour autant d’une liberté d’expression au sein même d’une prison ? En théorie, oui. L’article L6 du code pénitentiaire prévoit que « l’administration pénitentiaire garantit à toute personne détenue le respect de sa dignité et de ses droits ». Dans les faits, c’est souvent beaucoup plus compliqué.

Le 14 avril, Ayoub El Khazzani, condamné à la perpétuité pour l’attentat du train Thalys du 21 août 2015 et depuis détenu en quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR), au centre pénitentiaire d’Aix-Luynes à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), a reçu une convocation pour un entretien devant une commission disciplinaire. Ce qu’on lui reproche ? D’avoir remis à un surveillant « un courrier de contestation destiné à la direction sur ses conditions de détention ».

Le fait aggravant est que la direction de l’établissement a reçu exactement le même courrier de la part de huit autres détenus, tous incarcérés en QPR. Le signe pour l’administration pénitentiaire qu’ils « participent ou tentent de participer à une action collective de nature à compromettre la sécurité des établissements ou à en perturber l’ordre ».

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Source:

www.lemonde.fr