« J’ai des amis de longue date mais, d’équipe du Petit Bar, il n’y en a pas. Tout ça, ça sert à vendre du papier. » Grand absent du procès de cette bande criminelle corse et de sa puissance financière, qui s’était soldé, au printemps 2025, par la condamnation de 22 prévenus, Mickaël Ettori, 53 ans, est rejugé depuis mardi 28 avril devant le tribunal correctionnel de Marseille. Il doit s’expliquer sur de vastes opérations de blanchiment en bande organisée. « Je n’ai jamais rien blanchi. Je n’ai pas d’argent, je ne risque pas de blanchir quoi que ce soit », a-t-il déclaré dès l’ouverture de ce procès, organisé du fait de son opposition à sa condamnation par défaut à douze ans de prison et à une amende de 1,5 million d’euros prononcée le 28 mai 2025.
Lieutenant de la bande criminelle du Petit Bar pour la police judiciaire, l’une de ses « têtes pensantes », lit-on dans le jugement du tribunal, Mickaël Ettori avait été arrêté, six mois plus tard, le 13 décembre 2025 à Olmeto (Corse-du-Sud) après plus de cinq années d’une cavale qu’il avoue regretter : « la plus grosse erreur de ma vie ». Il présente son interpellation comme une quasi-reddition : « Les gendarmes m’ont trouvé avec un sac contenant la panoplie pour aller en prison. Je n’étais pas au bord d’une piscine dans une île paradisiaque. » Comme d’autres cadres présumés de la bande ajaccienne, il s’était évanoui dans la nature, le 27 septembre 2020, la veille d’un vaste coup de filet policier contre le Petit Bar.
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Source:
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