Canicule en France les Ecologistes demandent des comptes au

Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a contesté mardi 30 juin les propos tenus par les Écologistes sur le nombre de décès pendant la canicule de la semaine passée. Il a jugé « scandaleux » et « faux » le bilan de « 10 000 morts » avancé par les membres du parti sur les plateaux de télévision lors d’une séance de questions au gouvernement à Paris. Un moment de tensions à la suite duquel les Écologistes ont annoncé le dépôt d’une motion de censure.

« C’est la première fois que je sors de mes gonds », a lancé le Premier ministre. « D’où sortez-vous ce bilan de 10 000 morts sur lequel vous et les vôtres (…) sont allés sur les plateaux de télévision depuis maintenant plus de trois jours, en établissant un bilan humain qui est faux ? C’est scandaleux, c’est indigne ».

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La canicule risque de faire « 10 000 morts », avait déclaré un peu plus tôt la députée écologiste Sandrine Rousseau. Quant au chef de file des sénateurs écologistes, Guillaume Gontard, il a appelé le gouvernement à ne « pas attendre 10 000 morts pour agir », a-t-il dit à l’AFP.

Les Écologistes ont ensuite démenti avoir donné ce bilan, affirmant seulement craindre une telle hécatombe.

Une amélioration depuis 2003

De son côté, le directeur général de l’AP-HP, Nicolas Revel estime que le bilan de 2003 (15 000 décès) ne sera pas atteint, car « on a progressé sur plein de choses », mais qu’il sera « probablement supérieur à 2025 », à savoir 5 700 morts liées à la chaleur.

Sébastien Lecornu a estimé en outre que la commission d’enquête réclamée par les députés écologistes sur la « politique d’adaptation » du gouvernement allait leur revenir « en boomerang » : « On en arrivera à la conclusion qu’il n’y a pas d’inaction, mais qu’il y a un besoin évident d’accélération ».

Cette commission permettra aussi « de regarder l’action dans les mairies », y compris écologistes, « dans lesquelles on ne peut pas dire que le bilan soit à ce point édifiant », a-t-il grondé.

Canicule : un système sous tension ?

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Image de couverture : © France 24

Les Insoumis participent

« Il y aura une commission d’enquête et il y aura une censure. Vous n’êtes pas à votre place », lui a rétorqué Cyrielle Chatelain, en annonçant peu après dans les couloirs de l’Assemblée que son groupe allait déposer ce mardi une motion de censure contre le gouvernement, pour dénoncer « son impréparation à la fois de la canicule qu’on a connue, mais surtout de la canicule qui arrive ».

« Sous votre gouvernement, la canicule s’est transformée en violence politique », avait fustigé dans sa question la députée écologiste, en lui demandant de « cesser de nier (sa) responsabilité dans ce qui arrive aujourd’hui ».

La motion de censure sera signée avec des Insoumis, selon une source au groupe LFI, les Écologistes ne disposant pas des 58 députés nécessaires pour déposer un 49.2. 

Le chef du gouvernement a défendu une nouvelle fois l’action de l’État qui « tient face à chaque crise » et celle de « tous les gouvernements » qui « ont chacun à leur mesure fait quelque chose contre le réchauffement climatique ». « Le nier, c’est abîmer le consensus républicain », a-t-il jugé.

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Á cet égard, « faire du Fonds vert le référendum de l’inaction du gouvernement, alors que nous l’avons créé, a quelque chose d’absolument absurde sur le terrain politique », a-t-il fustigé.

De nombreuses voix ont critiqué la forte baisse des crédits du Fonds vert ces dernières années, passés de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 837,5 millions en 2026, qui sont destinés à financer les projets des collectivités territoriales pour l’adaptation au changement climatique.

Le groupe socialiste du Sénat, de son côté, a appelé le Premier ministre à organiser au Parlement un débat consacré « aux conséquences de ces phénomènes climatiques et aux réponses qu’ils appellent ». Les sénateurs socialistes affirment aussi avoir saisi le président du Sénat en vue de constituer des missions d’information ou une commission d’enquête sur le sujet.

Avec AFP


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Par La Rédaction

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