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Des experts des droits de l’homme de l’ONU ont condamné vendredi les restrictions imposées par les talibans sur Internet et les médias sociaux en Afghanistan, les qualifiant de violations des droits humains fondamentaux.

Les restrictions sur les réseaux sociaux, qui ont débuté le 7 octobre, ciblent les principales plateformes, notamment Facebook, Instagram et Snapchat. Ils font suite à une panne d’Internet de deux jours à l’échelle nationale, du 29 septembre au 1er octobre.

Auparavant, le chef taliban Hibatullah Akhundzada avait ordonné la fermeture de l’Internet par fibre optique dans cinq provinces du nord le 17 septembre 2025. Après que la connectivité ait été largement rétablie le 1er octobre, les autorités ont ensuite imposé les restrictions actuelles, bloquant des plateformes telles que Facebook, Instagram et Snapchat.

Les experts préviennent que la restriction des services Internet et de télécommunications aggrave la crise humanitaire et économique de l’Afghanistan, augmentant la pauvreté, le chômage et l’insécurité alimentaire. Ces mesures entravent également la fourniture d’une aide humanitaire essentielle aux communautés vulnérables, notamment celles touchées par des catastrophes naturelles et les personnes renvoyées de force des pays voisins.

Ils ont appelé les talibans à se conformer à leurs obligations internationales, déclarant : «[i]Conformément aux obligations de l’Afghanistan en matière de droits humains, les talibans doivent veiller à ce que toute restriction aux droits à la liberté d’expression et à l’accès à l’information soit prévue par la loi et constitue une réponse nécessaire et proportionnée à une préoccupation spécifique.

En outre, les experts ont souligné l’impact disproportionné des restrictions d’Internet sur les femmes en Afghanistan, affirmant que « de nombreuses [women] dépendent fortement des plateformes en ligne pour l’éducation, le travail à distance, les opportunités commerciales et les espaces sociaux virtuels. En Afghanistan, Internet a été décrit comme « la seule lumière » pour les femmes vivant sous le régime d’apartheid de genre des talibans. Les communautés en ligne ont servi de bouée de sauvetage pour les femmes, leur apportant un soutien dans un contexte de pertes d’emplois généralisées et d’oppression systémique.

En vertu de l’article 19(3) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), les restrictions à la liberté d’expression et à l’accès à l’information doivent être licites, nécessaires et proportionnées pour protéger des intérêts spécifiques, tels que les droits d’autrui, la sécurité nationale, l’ordre public, la santé ou la morale. Les experts soulignent que les actions des talibans ne répondent pas à ces normes. Ces restrictions empêchent considérablement les défenseurs des droits humains et les journalistes, déjà soumis à une intense répression, de documenter la crise des droits humains en Afghanistan.

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