Les organisateurs de la Foire de Hanovre (Basse-Saxe), le plus grand salon mondial de l’industrie, qui s’achève vendredi 24 avril, avaient sans doute espéré un meilleur contexte. Car la confiance dans l’économie allemande continue de se dégrader. La ministre de l’économie et de l’énergie, Katherina Reiche, a confirmé, mercredi, ce que les instituts de conjoncture avaient annoncé au début du mois d’avril : la nette reprise attendue pour 2026 n’aura finalement pas lieu.
Berlin table désormais sur une croissance de 0,5 % seulement pour l’année en cours, deux fois moins qu’anticipé en janvier. La guerre en Iran, qui a renchéri les prix de l’énergie, a balayé les espoirs de sortie de crise qui avaient accompagné la formation du gouvernement de Friedrich Merz au printemps 2025, en particulier dans les milieux d’affaires.
En 2026, les seuls soutiens réels à la croissance proviendront des dépenses publiques, en plus d’un effet positif de calendrier, a prévenu le ministère de l’économie lors de la présentation des nouvelles prévisions. Au printemps 2025, Berlin avait amorcé un changement de paradigme en matière de dépenses publiques, en ouvrant largement les vannes du crédit pour financer les dépenses de défense et la rénovation des infrastructures. Cet effort de relance de 1 000 milliards d’euros sur dix ans, le plus important jamais consenti depuis la réunification en 1990, commence à porter ses fruits, mais timidement.
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