Examen du code de la route face aux triches

Ceux qui ont passé leur code de la route depuis 2016 se sont sûrement vu proposer une aide pour tricher. Réviser cet examen peut être fastidieux, mais il est essentiel pour pouvoir passer son permis de conduire et circuler en toute sécurité. Depuis 2016, ce sont des organismes privés agréés par l’État qui sont en charge de faire passer cet examen. Mais cela a conduit à des fraudes, comme le rapporte TF1 Info. «La fraude au code de la route n’est pas une simple entorse aux règles : c’est une menace directe pour la sécurité et la liberté de tous», déplore d’ailleurs Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée à la Citoyenneté.

Alors, le gouvernement a publié un arrêté pour tenter de limiter ces fraudes, mercredi 29 avril. Celui-ci prévoit le renforcement des contrôles de la préfecture. Pour être agréé par l’État, un centre d’examen ne pourra plus seulement se déclarer mais devra demander une autorisation préalable. Celle-ci ne sera valable que pour cinq ans et devrait permettre «un meilleur contrôle territorial de l’offre d’examen», selon la Délégation interministérielle à la Sécurité routière.

Des inscriptions à la dernière minute supprimées

Jusqu’ici, pour s’inscrire à l’examen du code de la route, il ne fallait pas s’y prendre en avance. Il était parfois possible de réserver son créneau à la dernière minute. Il fallait y reconnaître un côté pratique, mais cela ne laissait pas le temps nécessaire aux contrôles. Désormais, les listes de candidats sont fermées la veille de l’épreuve. De cette manière, des agents vérificateurs auront le temps de contrôler les listes d’inscrits, surtout en cas de suspicion de fraude. Pour rappel, la fraude à l’examen du code de la route est passible de trois ans de prison, 45 000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction de se présenter aux examens du permis de conduire. Pour les organisateurs de la fraude, la peine est de cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende.


Source:

www.capital.fr