France un mineur de 15 ans soupconne d039etre le hackeur

Un mineur de 15 ans a été interpellé dans l’enquête sur l’attaque informatique ayant visé le portail de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), dont le Premier ministre Sébastien Lecornu a visité les locaux jeudi 30 avril, annonçant le déblocage de 200 millions d’euros afin de « remettre des moyens » en matière de cyber.

Publié le : 30/04/2026 – 21:37


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Le mineur de 15 ans, soupçonné d’être le hackeur « breach3d », a été arrêté le 25 avril, placé en garde à vue, avant la saisine de juges d’instruction mercredi 29 avril, a détaillé la procureure de Paris, Laure Beccuau, dans un communiqué.

Sa mise en examen et son placement sous contrôle judiciaire ont été requis par le parquet pour ces faits constitutifs notamment « d’atteintes (accès, maintien, extraction, transmission, détention, entrave au fonctionnement) à un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État », a précisé Laure Beccuau. Les délits visés font encourir jusqu’à sept ans de prison et 300 000 euros d’amende.

L’Ofac (Office anti-cybercriminalité) avait été informé en avril d’une cyberattaque au préjudice de l’ANTS, qui gère les demandes de pièces d’identité, a rappelé Laure Beccuau : « entre 12 et 18 millions de lignes de données étaient proposées à la vente sur des forums cybercriminels par un hacker surnommé “breach3d” ». L’agence avait confirmé une activité inhabituelle sur son réseau le 13 avril et l’authenticité des données revendues, selon la procureure.

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Cybermenace intense

La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, avisée le 16 avril, a immédiatement ouvert une enquête. Les données à caractère personnel concernées sont notamment les noms et prénoms, l’adresse électronique ou la date de naissance d’usagers.

Outre un signalement adressé à la justice, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a saisi « l’Inspection générale de l’administration pour établir la chaîne de responsabilité dans cet incident sérieux, la sûreté numérique étant un enjeu collectif majeur », a indiqué le 21 avril son ministère, évoquant alors 11,7 millions de comptes concernés.

Sébastien Lecornu a annoncé lors de sa visite que 200 millions d’euros seraient débloqués « dès la semaine prochaine » afin de « remettre des moyens » dans le cyber. Il n’a pas précisé comment ces fonds seraient utilisés, mais déclaré qu’ils s’inscrivaient dans le cadre du programme d’investissements France 2030, lancé en 2021 par Emmanuel Macron.

Il a aussi évoqué la création d’une « autorité numérique de l’État » : « On a, depuis le début de l’année 2026, énormément d’intrusions informatiques, de vol de données », a-t-il expliqué, en précisant que cela correspond à environ trois vols de données par jour. « On est donc au fond sur un casse du siècle, mais qui a pratiquement lieu tous les mois », a déploré le Premier ministre.

Ses services avaient rappelé mardi que M. Lecornu avait « établi une feuille de route le 9 avril, imposant à tous les ministères des mesures d’urgence en matière de sécurité numérique, à mener dans les prochaines semaines ».

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Source:

www.rfi.fr