Environ 20 000 personnes sont rassemblées, vendredi 1er mai, près de Bourges pour une free-party sur un terrain militaire rendu « très dangereux » par la présence potentielle de munitions non explosées, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) le préfet du Cher. En milieu d’après-midi, la préfecture avait dénombré « plus de 2 000 véhicules » sur le Polygone. Les organisateurs ont fait savoir à la préfecture « par un contact indirect » qu’ils attendaient 30 000 personnes au plus fort de l’événement, ce week-end.
Le matériel de sonorisation n’avait pas encore été installé pour ce « teknival de Bourges », tel qu’il a été baptisé sur les réseaux sociaux par ses organisateurs. Les teufeurs sont installés depuis 5 heures sur ce terrain militaire situé dans le territoire de la commune de Cornusse.
Outre le dispositif de secours, 350 gendarmes sont également déployés sur le terrain et des contrôles systématiques ont été mis en place. Les « organisateurs identifiés » de cette rave-party non déclarée « feront l’objet de poursuites judiciaires », a prévenu la préfecture.
Les participants sont installés sur un terrain « très dangereux en raison des munitions non explosées qu’il peut contenir », a assuré le préfet à l’AFP. « Ils n’auraient pas pu choisir pire [endroit] », a-t-il également souligné, appelant les participants à s’abstenir de faire des feux, de creuser, ou de ramasser quoi que ce soit sur le sol.
Dispositif de secours
La préfecture a ouvert un centre opérationnel pour coordonner la mise en place d’un dispositif de secours, notamment pour faire face à des incendies ou des explosions.
Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, présenté sous la forme d’un faux arrêté préfectoral, les « organisateurs du teknival de Bourges » expliquent vouloir par cet événement protester notamment contre une proposition de loi visant à « renforcer la pénalisation des rave-parties » non déclarées ou interdites. Adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 9 avril, elle doit désormais être examinée au Sénat.
Ce texte, porté par la députée (Horizons) Laetitia Saint-Paul, ancienne officière de l’armée, prévoit une peine de six mois d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende pour sanctionner « le fait de contribuer de manière directe ou indirecte à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement » d’une rave-party non déclarée ou interdite. La participation à l’organisation de l’événement y est notamment définie comme la « diffusion des informations pratiques » relatives au rassemblement, « l’édification du mur de son », ou encore le fait de « transporter du matériel de sonorisation ».
Actuellement, les organisateurs s’exposent à une contravention de 1 500 euros, mais il n’existe pas d’infraction spécifique sanctionnant la participation. Les forces de l’ordre sont « contraintes de recourir à des infractions connexes : tapage nocturne, infractions routières, usage de stupéfiants », selon Laetitia Saint-Paul.
Newsletter
« La revue du Monde »
Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer
S’inscrire
Newsletter
« A la une »
Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »
S’inscrire
Le Monde
« La Météo du Climat »
Explorez notre portail météo et plongez dans nos analyses pour mieux décrypter le climat d’aujourd’hui et de demain.
Découvrir
Evénement
Les Amphis de l’info
À l’heure de l’IA et des réseaux sociaux, l’info se questionne : aux « Amphis de l’Info » des journalistes viennent à votre rencontre.
Découvrir
Le Monde Ateliers
Cours en ligne, cours du soir, ateliers : développez vos compétences
Découvrir
Newsletter
« A la une »
Chaque matin, parcourez l’essentiel de l’actualité du jour avec les derniers titres du « Monde »
S’inscrire
Newsletter
« La revue du Monde »
Chaque week-end, la rédaction sélectionne les articles de la semaine qu’il ne fallait pas manquer
S’inscrire
Le Monde
« La Météo du Climat »
Explorez notre portail météo et plongez dans nos analyses pour mieux décrypter le climat d’aujourd’hui et de demain.
Découvrir
Evénement
Les Amphis de l’info
À l’heure de l’IA et des réseaux sociaux, l’info se questionne : aux « Amphis de l’Info » des journalistes viennent à votre rencontre.
Découvrir
Les free-parties (« fêtes libres ») sont des rassemblements techno qui prônent un accès gratuit ou sur donation libre. Non déclarées, elles se caractérisent par leur illégalité et sont souvent confondues avec les rave-parties, qui sont plutôt des fêtes déclarées, avec billetterie.
Source:
www.lemonde.fr
