La diplomatie parlementaire entre coups declat symboliques et travail de

Devant les journalistes, le 22 janvier, à l’hôtel de Lassay, à Paris, Yaël Braun-Pivet commence ses vœux à la presse par le volet international. En plein atterrissage des discussions budgétaires, alors que les motions de censure menacent le gouvernement de Sébastien Lecornu, la présidente de l’Assemblée nationale préfère mettre en lumière la diplomatie parlementaire, un exercice qui a « de plus en plus de sens », selon elle. Une mission « vitale » même, avait-elle souligné dans une réunion similaire devant les parlementaires, la semaine précédente, promettant une année diplomatique « dense et intense », alors que l’Assemblée nationale accueillera le G7 parlementaire en septembre.

Quelques mois plus tard, la situation mondiale ne s’est pas améliorée et le rôle des parlementaires interroge en cette période de crise internationale. Le concept de « diplomatie parlementaire » a longtemps été antinomique, tant la diplomatie est par essence une fonction régalienne. « On a coutume d’opposer diplomatie et Assemblée. L’histoire donne tort à ceux qui le croient », affirmait l’ancien président du Palais-Bourbon Raymond Forni (1941-2008), le 23 mai 2001, pour ouvrir le colloque de l’Assemblée et du Sénat consacré à la diplomatie parlementaire, encore émergente à ce moment-là.

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Source:

www.lemonde.fr