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Le gouvernement français a lancé mercredi une procédure formelle pour suspendre l’accès à la plateforme en ligne du détaillant de mode rapide Shein, suite au tollé général suscité par la découverte de poupées sexuelles aux caractéristiques enfantines répertoriées sur son site Internet. Cette décision intervient dans un contexte de surveillance accrue des plateformes de commerce électronique et de leurs pratiques de modération de contenu.
Selon un communiqué du ministre français de l’Économie, Roland Lescure, la suspension restera en vigueur jusqu’à ce que Shein puisse démontrer que tout son contenu est conforme aux lois et réglementations françaises. En vertu du Code pénal français, notamment l’article 227-23, le partage ou la vente de matériels pédopornographiques (CSAM), qualifiés de « pédopornographiques », est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à sept ans et de 100 000 € d’amende.
La controverse a commencé lorsque Shein a ouvert son premier magasin permanent au Bazar de l’Hôtel de Ville (BHV), à Paris, attirant des foules d’acheteurs et de manifestants. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a découvert sur la plateforme mondiale de Shein des fiches produits qui semblaient représenter des poupées sexuelles ressemblant à des mineures. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris.
Shein, par l’intermédiaire de Quentin Ruffat, le responsable des affaires publiques de la société en France, a promis de coopérer pleinement lors d’un entretien avec la radio RMC. Les listes de poupées sexuelles ont été largement condamnées par le gouvernement et le public comme étant susceptibles de violer les lois relatives à la protection de l’enfance et d’inciter à l’immoralité publique.
En réponse, Shein a annoncé une interdiction mondiale de la vente de poupées sexuelles sur ses plateformes. En tant que responsable des affaires publiques de l’entreprise en France, Quentin Ruffat a déclaré à un média : « cette suspension nous permet de renforcer la responsabilité et de garantir que chaque produit répond à nos normes et obligations légales ».
Avant l’ouverture de la boutique physique au cœur de la capitale française, Shein avait fait l’objet de critiques de la part de groupes environnementaux, de la mairie de Paris et de l’industrie du prêt-à-porter du pays. Il critique les dommages causés à l’environnement par la fast fashion. Les Nations Unies ont averti que l’industrie de la mode est « l’un des secteurs les plus polluants au monde, responsable de jusqu’à huit pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre ».
Les enquêtes ont également montré que les employés des fournisseurs de Shein sont confrontés à des horaires de travail excessifs, à des semaines de 75 heures et sont payés à l’unité. En raison de cette structure salariale, les travailleurs passent plus d’heures à travailler afin de gagner un salaire significatif. Il s’agit de violations des principes fondamentaux du travail tels qu’un environnement de travail sûr et sain et des interdictions du travail obligatoire ou forcé telles qu’établies par l’Organisation internationale du travail.
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