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Le Parlement de la Hongrie a adopté un projet de loi qui commence le retrait officiel du pays de la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision a attiré de fortes critiques internationales et a suscité une controverse sur son timing. Le projet de loi, approuvé mardi par le parti au pouvoir du Premier ministre Viktor Orbán, déclenche un processus de départ d’un an en vertu de l’article 127 de la loi de Rome, le traité qui régit la CPI.

La décision fait suite à une visite de haut niveau à Budapest par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour qui la CPI a récemment émis un mandat d’arrêt. Netanyahu fait face à des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en relation avec les opérations militaires israéliennes à Gaza, en particulier pour les attaques contre les civils et l’obstruction de l’aide humanitaire. Bien que la Hongrie n’ait pas directement cité le mandat de sa législation, les critiques soulignent le calendrier comme preuve que le gouvernement d’Orbán a l’intention d’éviter de se conformer à son obligation d’arrêter Netanyahu s’il entre dans le territoire hongrois.

Orbán a défendu cette décision dans un article sur les réseaux sociaux, déclarant que la Hongrie rejette «les actes d’accusation à motivation politique ciblant les nations et les dirigeants souverains qui défendent leur peuple». Il a souligné l’engagement de la Hongrie à soutenir ses alliés, alimentant davantage les préoccupations selon lesquelles le retrait vise à protéger Netanyahu. La CPI énumère Netanyahu en tant que défendeur sur son site Web, et en vertu de la loi de Rome, la Hongrie est actuellement obligée de coopérer avec le tribunal, y compris l’exécution des mandats d’arrêt, jusqu’à ce que son retrait devienne effectif.

Amnesty International a condamné la décision, avertissant qu’elle sape la lutte mondiale contre l’impunité pour les crimes graves. En mars, l’organisation avait appelé la Hongrie à arrêter et à abandonner Netanyahu, soulignant la responsabilité juridique du pays en tant que partie d’État à la loi de Rome. Avec ce projet de loi, la Hongrie devient le premier État membre de l’UE à lancer le retrait de la CPI, ce qui a des alarmes à Bruxelles sur la résistance croissante de la Hongrie aux normes et institutions juridiques internationales.

Les experts juridiques notent que la Hongrie doit officiellement informer le secrétaire général de l’ONU pour commencer le compte à rebours du retrait d’un an. Au cours de cette période, le pays reste légalement lié à la compétence du tribunal pour les crimes commis alors qu’il était membre. La décision isole non seulement la Hongrie au sein de l’UE, mais établit également un précédent préalable pour d’autres pays qui pourraient chercher à échapper aux obligations de la CPI pour des raisons politiques.

Le départ de la Hongrie pourrait avoir un impact sur sa réputation internationale et ses relations au sein de l’UE. Les critiques soutiennent que cette décision signale une retraite troublante de la responsabilité et de la justice internationale, motivée davantage par les alliances politiques que les principes juridiques. Alors que le gouvernement d’Orbán encadre la décision de défense de la souveraineté nationale, les implications plus larges suggèrent un affaiblissement des efforts multilatéraux pour poursuivre les crimes les plus graves du monde. Le retrait de la Hongrie, bien que non finalisé, représente un tournant significatif et controversé dans l’ordre juridique international.

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