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Le 20 octobre 2025, les Forces Maritimes Combinées (CMF) ont publié un communiqué précisant que le PNS Yarmouk, l’un des quatre navires de patrouille offshore (OPV) Damen 2200/2600 de la marine pakistanaise (PN)a exécuté avec succès une opération d’interdiction, saisissant ainsi 972,4 millions de dollars de produits de contrebande.

L’interdiction a été effectuée dans le cadre de la Combined Task Force-150 (CTF-150), une force multinationale de puissances régionales qui opère dans le golfe d’Oman, la mer d’Oman et d’autres zones adjacentes le long de ces mers.

La direction de la CTF-150 tourne entre ses membres, l’Arabie saoudite étant actuellement à la tête de la coalition depuis août 2025.

Sous Opération Al-Masmakle PNS Yarmouk – en coordination avec d’autres moyens amis – a effectué une opération d’arraisonnement de deux boutres, qui manquaient tous deux de marquages ​​externes et ne parvenaient pas à transmettre sur le système d’identification automatique (AIS).

Dans le premier boutre, l’équipage du VBSS (visite, embarquement, fouille et saisie) a saisi deux tonnes de méthamphétamine en cristaux (ICE), d’une valeur estimée à 822,4 millions de dollars. Pendant ce temps, le deuxième boutre a été capturé avec 350 kg d’ICE et 50 kg de cocaïne d’une valeur respective de 140 millions de dollars et 10 millions de dollars.

Saluant l’opération, l’actuel commandant de la CTF-150, le commodore Fahad Aljoiad des Forces navales royales saoudiennes (RSNF), a déclaré : “Le PNS Yarmouk a réalisé l’une de ses saisies de stupéfiants les plus réussies pour le CMF, qui est directement attribuée à l’expertise et à la collaboration de nos forces navales au sein de l’organisation.”

Pour les navires dont le coût unitaire probable est inférieur à 100 millions de dollars, une saisie de stupéfiants d’une valeur près de 10 fois supérieure est un indicateur solide de retour sur investissement (ROI). Cependant, c’est précisément la raison pour laquelle la PN a initialement opté pour ces OPV, c’est-à-dire des combattants de surface dédiés à la police maritime et au soutien de la coalition. En plus d’intercepter potentiellement des milliards de dollars d’activités criminelles, ces OPV libèrent également les investissements de plusieurs milliards de dollars du PN dans les frégates et les corvettes des risques excessifs en temps de paix, de l’usure excessive et des coûts opérationnels croissants.

Par conséquent, le retour sur investissement ou les avantages générés par les Damen OPV 2200 et OPV 2600 pourraient être plusieurs fois supérieurs au prix que le PN a payé pour ces appareils. Cependant, en plus de justifier la dépense, ces OPV pourraient signaler l’intention sous-jacente du PN de renforcer la présence navale du Pakistan en temps de paix.

Dans un article précédent sur les OPV de classe Yarmoukcet auteur a déclaré :

La PN a un intérêt actif à jouer un rôle plus engagé dans la mer d’Oman, à la fois dans le cadre de ses engagements au sein de la coalition multinationale et en tant que puissance navale. Les OPV de classe Yarmook fournissent au PN une plate-forme suffisamment performante pour soutenir la plupart des missions gérées par la Combined Task Force (CTF)-150 et CTF-151, qui sont principalement axées sur les opérations de lutte contre la piraterie et le terrorisme.

Cela peut permettre aux navires les plus chers de la PN – à savoir la corvette de classe Babur et la frégate de classe Tughril – de se concentrer sur les principaux intérêts navals du pays tout en conservant une part active dans les CTF-150/151 sans compromettre les capacités requises.

Des OPV supplémentaires permettraient également à la PN de continuer à étendre sa couverture de « patrouille de sécurité maritime régionale », une initiative dirigée par la PN visant à assurer de manière indépendante la sécurité des voies maritimes reliant le Pakistan à plusieurs partenaires commerciaux clés, tels que Bahreïn et d’autres.

En termes simples, des OPV supplémentaires fourniraient à la PN une plate-forme relativement peu coûteuse et crédible pour assumer l’essentiel des opérations de police en mer et des opérations de sécurité de faible intensité ou asymétriques à grande échelle. Cela lui éviterait également de risquer que ses corvettes et frégates multirôles plus performantes soient endommagées ou s’usent en raison de la gestion fréquente de telles opérations.

En 2020, alors qu’elle exploitait deux OPV de classe Yarmouk (basés sur la conception OPV 2200 de Damen), le chef d’état-major de la marine alors sortant, l’amiral Zafar Mahmoud Abbasi, avait a déclaré que le PN était en pourparlers pour six OPV supplémentaires de « tonnage plus important ».» En 2024, le PN a engagé Damen pour deux OPV 2600, désignés Yarmouk-Class Batch-II.

Le PN pourrait encore avoir des plans pour quatre OPV supplémentaires, ce qui rendrait son service de police maritime, de soutien à la coalition et de sécurité maritime générale plus large et plus performant, en particulier dans la mer d’Oman.

Globalement, l’histoire sous-jacente potentielle du PN, notamment la croissance de sa flotte de surface et, en particulier, de sa flotte de patrouille, découle de sa volonté de s’approprier pleinement les intérêts de sécurité maritime du Pakistan.

À première vue, affirmer ce qui précède peut paraître étrange : un pays devrait s’approprier pleinement tous ses intérêts en matière de sécurité, y compris maritimes.

Cependant, les mers ouvertes constituent un environnement particulièrement complexe, dans la mesure où les acteurs peuvent les exploiter à leur propre bénéfice (par exemple, le commerce, la pêche et l’extraction des ressources). Pourtant, dans le même temps, l’immensité de l’océan donne le sentiment que chaque nation devrait s’approprier sa sécurité.

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