Les poupées chinoises souffrent, par ricochet, de la guerre au Moyen-Orient et de la fermeture du détroit d’Ormuz. L’industrie de la pétrochimie est directement concernée par la hausse du prix du baril, si bien que celui de l’ABS, cette résine injectable nécessaire à la fabrication de figurines aux détails fins, est passé de 9 000 yuans (1 124 euros) la tonne le 27 février à 13 150 yuans le 7 avril, avant de s’établir à 11 000 yuans mardi 28 avril. Les analystes du cabinet Zhuochuang, basé dans le Shandong, constatent actuellement « des transactions principalement en petits lots, reflétant la prudence des acheteurs et des vendeurs ».
Face à la flambée de 46 % de ce polymère atteinte début avril, des usines de figurines ont vu rouge. « Nos produits à 5-6 yuans coûtent désormais 8-9 yuans à produire », se lamentait le 8 avril le directeur d’une usine shanghaïenne de personnages présentés en boîtes mystères, répondant au nom de Shizi et cité par l’agence de presse économique officielle Zhongxin Jingwei. Le 20 avril, quatre usines de jouets de la province du Guangxi, aux mains de la société hongkongaise Wah Shing Toys, qui fabrique notamment les peluches Furby, ont tout simplement fermé. « L’entreprise a tout mis en œuvre pour verser les salaires de tous les employés pour février et mars 2026, mais elle n’est plus en mesure de maintenir son activité », a déclaré celle-ci un communiqué. Elle termine : « Un plan de reclassement des employés a été élaboré et soumis aux autorités locales. L’entreprise engagera également une procédure de liquidation judiciaire afin de vendre ses actifs et de régler ses dettes. »
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Source:
www.lemonde.fr
