Oxford est formel si vous faites ces traits d039esprit

Les personnes qui apprécient les jeux de
mots partageraient les mêmes capacités intellectuelles que les plus
grands génies.

Dans notre bande d’amis, on a tous cette personne qui arrive à
faire des jeux de mots à longueur de journée. Même
dans les situations les plus complexes, ils peuvent nous faire rire
grâce à leurs jeux de mots pourris. En réalité, on ne rigole même
pas de la blague, mais plutôt de sa nullité. Mais on rit quand
même, donc on adore ce pote ! Et en réalité, on
envie même sa capacité à faire des blagues avec littéralement tout
ce qui passe dans une conversation. On se dit que sa vie doit être
plus gaie avec ces blagues.

Mais comme on trouve la plupart de ces blagues un peu nulles, on
ne le prend pas forcément pour un génie. Si ça se trouve, vous nous
lisez en étant ce clown capable de faire des blagues de tout. Et
comme beaucoup, cet article n’est pas réellement une manière de se
renseigner. Vous cherchez juste à montrer que vous êtes plus intelligents que la
moyenne. Et bien, rassurez-vous, car c’est peut-être le cas.
C’est en tous cas ce que plusieurs études démontrent.

A-t-on une capacité en plus quand on fait des jeux de mots
?

La créativité est une forme d’intelligence. La
capacité à faire différents jeux de mots démontre tout de même une
grande part de créativité. Il faut quand même se creuser les
méninges pour décortiquer les mots et en faire des blagues un peu
nulles. D’ailleurs, la qualité de ce type d’humour s’évalue à la
finesse et à l’imagination qu’on a eues pour réaliser une blague.
Par conséquent, cela démontre certaines capacités. Tout cela a un
nom, cela s’appelle la bissociation. Ce néologisme
désigne l’assemblage original et pertinent
d’éléments préexistants.

Précisément, la bissociation désigne cette aptitude à créer
quelque chose de pertinent avec des éléments qui n’ont pas de lien.
Des éléments originellement dissociés. D’ailleurs
si le terme bissociation vous a fait penser à des saucissons
bisexuels, ou même que vous avez pensé à faire un jeu de mots entre
dissociation et dix saucissons, c’est que vous avez bissocié. C’est
en bissociant qu’on a créé les patins à roulettes (chaussures +
roues). Mais selon Arthur Koestler, cela
aurait permis à Isaac Newton de découvrir le
principe de gravité.

Un principe intellectuel qui prouverait l’intelligence ?

Arthur Koestler est le premier à avoir théorisé
et inventé le concept de bissociation. Dans son ouvrage Le
Cri d’Archimède il a cherché à trouver la source
de la créativité humaine. Un très grand projet dans lequel
il définit la bissociation comme un des processus créatifs
essentiels pour tout simplement créer. Les autres processus se
nomment l’intuition, la sérendipité (qui a donné
naissance à la pénicilline) ou encore
l’incubation-illumination.

Ainsi, tout individu créatif possèderait plus aisément ces
capacités afin de produire des blagues, mais aussi des inventions
révolutionnaires. Si l’on considère la créativité comme
source principale de l’intelligence, les
blagueurs créatifs deviendraient les personnes les plus
intelligentes. Cependant, dans la littérature
scientifique, la créativité est analysée comme une forme vitale de
l’intelligence. Robert Sternberg, dans sa théorie triarchique de l’intelligence, ne montre pas de
supériorité de la créativité. 

Des capacités intellectuelles
innovantes ?

Les recherches d’Oxford démontrent que les
parties du cerveau utilisées pour comprendre une blague sont les
mêmes que celles pour comprendre quelque chose de complexe. Ils
ajoutent même que « Le rire pourrait être la
conséquence de la mise en relation d’idées éloignées produisant une
activation élevée, et inattendue, dans les zones d’association et
de récompense classique. » Le sujet traite plus de la compréhension
des blagues que de leur création. On sait juste que si vous faites
des blagues, vous avez les capacités d’inventer des choses
extraordinaires, servez-vous-en.


Source:

www.bibamagazine.fr