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“Au revoir, adieu, auf wiedersehen, au revoir.” Non, cette histoire n’a rien à voir avec les von Trapp. J’ai récemment pris une décision décisive : j’ai jeté mes manuels de droit de l’Université McGill. Eh bien, ce n’est peut-être pas exactement un moment fatal. Mais ça m’a fait réfléchir.
J’étais en train de désencombrer ma maison et je me suis dit que, étant donné que j’avais acheté ces livres il y a plus de 50 ans et que j’avais pris ma retraite, je n’en aurais peut-être pas trop besoin. Mais je me sentais investi dans ces tomes, et ma décision de décimer mon écurie d’informations juridiques n’a pas été simple. J’ai réfléchi à chaque livre avant de lui donner la hache.
Ma première cible était The Law of Contracts, des auteurs britanniques Cheshire et Fifoot.
Il a rapporté et analysé des cas emblématiques, tels que Carlill c. Carbolic Smokeball, dans lequel l’accusé, dans l’Angleterre des années 1890, a annoncé une récompense de 100 livres à quiconque utilisait sa boule de fumée et contractait la grippe. Ils ont refusé de payer après que Lily Carlill ait contracté le virus, arguant que leur geste ne constituait pas un contrat et que leur réclamation n’était qu’une simple « boursouflure ». Cas inoubliable.
Bien entendu, il a également traité de l’affaire des dommages et intérêts majeurs Hadley c. Baxendale. Des choses énormes que tout étudiant en droit devait savoir. Mais l’affaire qui m’a le plus marqué est l’affaire Pearce contre Brooks des années 1860, dans laquelle un contrat entre un propriétaire de voiture et une prostituée a été jugé inapplicable. Le principe était que la voiture allait être utilisée pour attirer des clients, favorisant ainsi des activités immorales et étant inapplicable car contraire à l’ordre public.
Je ne sais pas pourquoi cette affaire reste encore gravée dans ma mémoire. C’est certainement un peu différent de Smokeball. Quoi qu’il en soit, était-ce une raison suffisante pour s’accrocher au livre ? Mon verdict ? Jeter.
Le prochain sujet était The Law of Real Property, des auteurs britanniques Magarry et Wade. Je voulais donner à ce livre de centaines de pages un procès équitable. Après plus d’un demi-siècle, je ne me souvenais pas de beaucoup de détails de ce que j’avais appris et qui m’avaient fait transpirer pour réussir l’examen de propriété. Je me souviens très bien du concept de fief simple, selon lequel, en bref, un acheteur est propriétaire exclusif du terrain. Dans quelle mesure était-ce pertinent pour moi maintenant, voire jamais ? Il m’est venu à l’esprit qu’en plus de 42 ans de pratique, chaque fois que je représentais un client dans le cadre d’un achat de maison, je ne disais jamais au client : « Hé, M. Jones. Vous êtes maintenant propriétaire du 127, rue Maple, en fief simple. » Jones aurait probablement répondu : « Je pensais que l’endroit était à Toronto. » Je ne peux pas blâmer Jones.
Je me souviens également du livre parlant du rare scénario de propriété en « queue des frais ». Il s’agit apparemment d’un transfert de propriété avec des restrictions quant à qui peut en hériter. Pour en revenir à Jones, je ne me souviens pas de lui – ou de quelqu’un d’autre d’ailleurs – avoir frappé à la porte de mon bureau en disant quelque chose comme : “Hé, Strigberger. Je viens d’hériter de cette maison en fief. Puis-je la laisser à mon neveu Henry” ? Nul doute que j’aurais été à court de mots.
Et en feuilletant le livre une dernière fois, je suis également tombé sur la règle dans l’affaire Shelley, issue d’une décision anglaise du XVIe siècle concernant les intérêts viagers sur la terre. Je ne peux pas dire que cette découverte a fait ma journée. Ce qu’il faut faire? J’ai décidé de le jeter sans pitié.
J’ajouterais que j’ai peut-être agi à la hâte. Je vois une couverture rigide d’occasion disponible sur Amazon pour plus de 1 000 $, en dollars canadiens. (Cela représente plus de 700 $ US). Aie. J’ai pensé à Cheshire. Pas le juriste susmentionné ; le chat du Cheshire. Le félin me sourirait probablement. Hélas! Ce qui est fait est fait.
J’ai continué ma purge sans hésitation jusqu’à ce que j’arrive à mon livre The Law of Torts de Fleming. Ce qui m’est venu à l’esprit, c’est Wagon Mound, cette affaire d’explosion sur un cargo provoquée par un navire qui avait jeté quelque chose à la main dans la cale. Je me souvenais qu’il y avait en fait un Wagon Mound 1 et un Wagon Mound 2. Je ne sais pas de quoi il s’agissait n°2, et je n’allais pas non plus plonger plus profondément et le découvrir. Mon hypothèse la plus folle était que les armateurs avaient acquis un navire successeur au Wagon Mound 1, et qu’un voyou avait commis la même erreur en jetant une cigarette (ou quoi que ce soit) dans la cale et boum ! Je pensais que j’en savais assez. Verdict? Décharge.
Et comment ai-je disposé de ces livres ? Dans la corbeille bleue, bien sûr. Je me souviens du jour où le camion poubelle est arrivé pour le ramassage. Le chargeur n’a même pas jeté un second regard sur ce trésor de connaissances juridiques. Je suppose qu’il n’était pas intéressé à en savoir plus sur la règle dans l’affaire Shelley. Je n’allais pas non plus lui parler de Pearce contre Brooks.
Au moins, j’ai réussi à désencombrer un peu ma maison. En fait, il y a un livre que j’ai gardé : le Black’s Law Dictionary. J’ai trouvé une excellente utilité à ce volume de 5 pouces d’épaisseur. Lorsque j’ai envie de travailler à mon bureau, c’est un support de lecture parfait.
Marcel Strigberger, après plus de 40 ans de pratique du litige civil dans la région de Toronto, a fermé son cabinet d’avocats et a décidé de poursuivre ses passions d’écriture humoristique et de parole. Son dernier livre s’intitule D’abord, tuons les blagues des avocats : le regard sérieux et irrévérencieux d’un avocat sur l’univers juridique. Visitez MarcelsHumour.com et suivez-le sur @MarcelsHumour sur X, anciennement connu sous le nom de Twitter.
Cette chronique reflète les opinions de l’auteur et pas nécessairement celles de l’ABA Journal ou de l’American Bar Association.
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