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Le Pakistan s’apprête à créer le poste de commandant des forces de défense (CDF), qui centralisera le commandement opérationnel de l’armée pakistanaise, de la marine pakistanaise et de l’armée de l’air pakistanaise.
Cette réforme, introduite par le 27e amendement constitutionnel, remplacera le rôle consultatif du président du Comité interarmées des chefs d’état-major (CJCSC) par un poste qui détient une autorité directe sur les opérations conjointes et la planification stratégique. La CDF sera chargée d’intégrer toutes les branches de l’armée, assurant des réponses coordonnées aux problèmes de sécurité en rationalisant les processus de prise de décision.
Parallèlement, l’amendement propose également la création d’un nouveau commandement des forces stratégiques pour gérer les actifs stratégiques ou nucléaires, consolidant ainsi le leadership militaire sous la CDF.
Cette structure est apparemment destinée à améliorer l’efficacité opérationnelle et à aligner l’armée pakistanaise sur les normes internationales, telles que celles suivies par les États-Unis, le Canada et d’autres membres de l’OTAN, où les structures de commandement unifiées sont la norme pour les opérations conjointes.
Cependant, la création du rôle des CDF au Pakistan soulève la question de savoir si le changement concerne principalement la personne occupant le poste ou, au contraire, la création d’un cadre institutionnel durable pour la planification et les opérations militaires conjointes. De plus, seul le chef de l’armée sera éligible pour assumer le poste de CDF, et ce avec une nomination à vie.
Même si la CDF sera une figure unique ayant autorité sur l’armée, la marine et l’armée de l’air, les détails de la manière dont cette autorité sera exercée restent flous. Idéalement, ce rôle se situerait au sein d’une institution permanente qui pilote la planification conjointe, normalise le matériel et gère les préoccupations interservices (par exemple, la cybersécurité).
À ce stade, les réformes ne précisent pas si le CDF disposera d’un personnel dédié, d’un processus de planification formalisé ou même d’un siège permanent pour superviser les initiatives conjointes.
Au lieu de cela, la CDF semble mettre l’accent sur la nomination d’un chef unique, avec l’intention apparente de contrôler la promotion des autres chefs de service et de survivre à ces autres officiers.
Cependant, sans mécanismes institutionnels précis, l’efficacité du CDF peut dépendre fortement de la personnalité, du style de leadership et de la crédibilité de la personne nommée, plutôt que de systèmes de services communs forts, structurés et durables.
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