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Amnesty International a demandé mercredi l’ouverture d’une enquête sur les attaques meurtrières menées par les forces paramilitaires de soutien rapide (RSF) contre un camp de réfugiés dans l’État soudanais du Nord-Darfour. Il a déclaré que ces attaques pourraient constituer des crimes de guerre et a appelé à la fin immédiate du conflit en cours.
Selon le rapport d’Amnesty International, les RSF, armées d’armes explosives, ont attaqué du 11 au 13 avril le camp de déplacés internes de Zamzam, dans le Nord Darfour. Les civils du camp de Zamzam ont été tués et privés des biens essentiels à leur survie. Les combattants de RSF ont tiré sans discernement sur des civils chez eux et alors qu’ils cherchaient refuge dans un hôpital et une mosquée. Les RSF ont également déployé des armes explosives dans des zones densément peuplées et détruit des maisons, des marchés, des écoles, des sites religieux et des établissements de santé essentiels à la survie. L’attaque a provoqué une crise de déplacement interne, forçant 400 000 personnes à fuir le camp entre le 13 et le 14 avril. Le rapport souligne la nécessité urgente de mener des enquêtes approfondies sur les crimes commis pendant et après l’assaut, et souligne l’importance de demander des comptes à tous les responsables.
La secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a déclaré que mettre fin aux violations commises par RSF nécessite de couper le flux d’armes vers les parties belligérantes, ce qui nécessiterait d’étendre l’embargo actuel sur les armes au reste du Soudan. Callamard a appelé tous les pays à s’abstenir d’alimenter le conflit armé en cours et a exhorté les pays étrangers à cesser de transférer des armes et des munitions.
L’assaut s’inscrivait dans le cadre d’une campagne militaire plus large menée par les RSF pour s’emparer de la capitale de l’État du Nord-Darfour, El Fasher. Les actions du groupe armé peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international humanitaire. L’ONU a lancé une mission d’établissement des faits en novembre pour enquêter sur les violations présumées. La Cour pénale internationale (CPI) a également exprimé sa vive préoccupation face aux massacres, aux violences sexuelles et aux exécutions sommaires contre des civils pendant l’occupation de la capitale.
Le conflit armé entre les forces armées soudanaises et les RSF a débuté en avril 2023 et a plongé le Soudan dans une grave crise humanitaire marquée par la famine et des épidémies, avec près des deux tiers de la population nécessitant une aide humanitaire.
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