La Haute Cour de Justice d’Israël a statué mercredi que le rejet du Cabinet du chef de Shin Bet Ronen Bar était «inapproprié» et «illégal». Le tribunal a conclu que le licenciement manquait de justification valable et était basé sur une «base factuelle mince et fragile».
Élargissant le raisonnement du tribunal, le président du tribunal, le juge Isaac Amit, a condamné l’échec du gouvernement à consulter le comité consultatif de nominations supérieures. Il a souligné l’importance cruciale de maintenir l’indépendance du Shin Bet, avertissant que l’accorder le contrôle non contrôlé le gouvernement sur la direction de l’agence la politiserait et compromettrait son rôle vital dans la protection des institutions démocratiques d’Israël.
Les préoccupations de la Cour ont été encore amplifiées par le contexte entourant le licenciement de Bar. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a annoncé le retrait de Bar en mars, citant une perte de confiance, l’a fait au milieu des enquêtes sensibles en cours liées à la corruption menée par le pari de tibia dans ses proches collaborateurs. Amit a noté que ce moment avait soulevé un conflit d’intérêts clair, d’autant plus que Netanyahu avait reconnu que les sondes l’avaient directement affecté à la fois personnellement et politiquement.
Bar a soumis un affidavit alléguant que le Premier ministre avait cherché à le retirer non pas pour les lacunes professionnelles, mais pour obtenir la loyauté pendant une période de pression politique accrue. Bar a affirmé qu’il avait résisté aux directives inappropriées pour surveiller les manifestants antigouvernementaux et pour interférer avec les procédures judiciaires – insisant que ses actions sont restées dans les limites du mandat juridique de l’agence.
En réponse, Netanyahu a publiquement dénoncé le bar comme malhonnête, affirmant que le chef de Shin Bet n’avait pas alerté des fonctionnaires clés – y compris lui-même et le ministre de la Défense – sur les attaques du 7 octobre. Netanyahu a soutenu que l’inaction de Bar provenait d’un désir d’éviter de provoquer une confrontation avec le Hamas. Il a en outre accusé le barreau de soutenir les politiques économiques erronées qui ont renforcé par inadvertance le Hamas militairement.
Le procureur général Gali Baharav-Miara a interdit à Netanyahu de nommer un nouveau chef de tibia jusqu’à ce que les ramifications légales soient pleinement prises en compte. Néanmoins, Netanyahu a rejeté à la fois la décision du tribunal et l’autorité du procureur général, dénonçant le jugement comme «honteuse» et promettant d’aller de l’avant avec une nouvelle nomination.
Cette décision a approfondi la faille entre les branches exécutives et judiciaires d’Israël, ce qui a suscité des craintes d’une crise constitutionnelle imminente. La décision intervient au milieu d’un contrôle international de la conduite d’Israël à Gaza. Les organisations de défense des droits de l’homme ont averti de plus en plus que les politiques israéliennes risquent de violer le droit international, y compris des violations potentielles en vertu de la Convention du génocide.
