Affaire du Petit Bar Mickael Ettori pont entre la criminalite

Même physiquement présent, Mickaël Ettori n’a pas convaincu les juges. Le tribunal correctionnel de Marseille, qui le rejugeait après son arrestation, fin 2025, au terme d’une cavale de cinq ans, n’a pas acheté ses explications sur son train de vie fastueux, observé par les enquêteurs entre 2018 et 2021, qu’il assurait financer par le biais de commissions en espèces, issues d’un prétendu commerce occulte de montres de luxe.

L’homme de 53 ans est, aux dires du parquet de Marseille, un « pont entre la criminalité organisée et le monde de la finance en col blanc ». Raison pour laquelle il a été condamné, mardi 5 mai, à douze ans de prison et une amende de 1,5 million d’euros pour son rôle majeur dans d’importantes opérations de blanchiment international au profit de la bande criminelle corse du Petit Bar. Le tribunal l’a aussi déclaré coupable d’« association de malfaiteurs » en récidive.

Avec ces condamnations – ainsi qu’une interdiction définitive de gérer – le tribunal correctionnel confirme en tous points son jugement du 28 mai 2025, qui avait déjà condamné par défaut Mickaël Ettori, aux côtés de vingt et un autres prévenus – « non pas parce que vous étiez absent », a tenu à préciser sa présidente, Patricia Krummenacker. Interpellé quelques mois plus tard, le 13 décembre 2025, à Olmeto (Corse-du-Sud), au terme de cinq années d’une cavale qu’il qualifie désormais de « plus grosse erreur de [s]a vie », il avait formé opposition – ce qui est possible pour un jugement rendu par défaut –, et a donc été rejugé du 28 au 30 avril.

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Source:

www.lemonde.fr