Lorsque Melina (elle a requis l’anonymat, comme toutes les personnes citées par leur seul prénom), 35 ans à l’époque, donne naissance à sa fille, elle décide qu’elle ne veut pas de visites les premières semaines, ni à la maternité ni chez elle. Dix jours plus tard, elle revient sur son choix… pour sa mère. « Après avoir accouché, j’avais vraiment besoin d’elle, raconte-t-elle, encore surprise de la puissance du sentiment qu’elle a alors éprouvé. Et donc ma mère est venue chez moi et elle est restée deux semaines. Ce n’est pas rien ! » Sa mère, qui habite à cinq heures de route du village de Haute-Loire où réside Melina, s’installe chez elle. Elle prend en charge la cuisine, s’occupe de sa petite-fille et aide à « gérer la maison ». Un soulagement pour la toute nouvelle maman qui vit un post-partum délicat : elle se sent alors déprimée et a des « idées noires ».
Comme Melina, d’autres post-parturientes témoignent de l’importance qu’a eue leur mère à leurs côtés dans les semaines qui ont suivi l’accouchement. Soutien logistique, présence au téléphone, conseils sur la parentalité… dans la maison voisine ou à 500 kilomètres de leur fille, investies ou non, sollicitées ou pas, en pensée ou sur le canapé du salon : les grand-mères maternelles sont là. Bien plus que leurs homologues du côté paternel, comme en témoigne Melina : « Ma belle-mère vit à cinq minutes, mais elle n’est pas du genre à se proposer, en fait on dirait qu’elle ne sait pas faire. »
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Source:
www.lemonde.fr
