Maintenir les prix à la pompe au niveau « le plus juste ». Et tenter, in fine, de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. Voilà, à en croire le gouvernement, l’une des finalités du document publié, mercredi 6 mai, qui récapitule l’évolution des marges brutes des distributeurs de carburants depuis le 1er janvier. Une « opération de transparence » qui, selon l’exécutif, ne révèle pas d’abus du côté des stations-service malgré la flambée des prix du gazole et de l’essence sur fond de guerre au Moyen-Orient.
Ces fameuses marges brutes – soit la différence entre le prix auquel le distributeur achète le carburant en sortie de raffinerie et celui auquel il le vend à la pompe – sont en moyenne « équivalentes à celles pratiquées avant la crise », souligne le document.
Les quelques jours suivant le déclenchement du conflit, fin février, « il y a eu un affolement de ces marges » mais « cette situation a été réglée », indique-t-on à Bercy, où l’on se félicite du « dialogue exigeant instauré avec les distributeurs », oubliant rapidement son projet de décret présenté mi-avril pour encadrer leurs marges et éviter d’éventuels effets d’aubaine.
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Source:
www.lemonde.fr
