La liaison Bamako-Casablanca opérée par Royal Air Maroc est aujourd’hui la principale porte de sortie pour les ressortissants européens qui veulent quitter la capitale malienne. Les gouvernements belges, mais aussi français ont ainsi recommandé à leurs citoyens de partir « dès que possible » face à la dégradation de la situation sécuritaire, depuis le déclenchement le 25 avril d’une offensive conjointe, alliant forces jihadistes et rebelles indépendantistes.
Publié le : 06/05/2026 – 08:23Modifié le : 06/05/2026 – 08:24
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Avec notre correspondant à Casablanca, Matthias Raynal
Même le vol reliant Bamako à Casablanca qui était prévu le samedi, premier jour de l’offensive, a finalement pu avoir lieu le lendemain. Il n’a pas été annulé mais juste reporté. La compagnie marocaine RAM a maintenu ses dessertes quotidiennes malgré les attaques lancées au Mali par le Jnim et le Front de libération de l’Azawad, tandis que Tunisair ou encore Corsair ont suspendu temporairement leurs liaisons.
Libre à n’importe qui d’acheter un billet
Ce ne sont pas des rapatriements de ressortissants européens à proprement parler, insiste une source bien informée. Libre à n’importe qui d’acheter un billet d’avion pour quitter le pays. D’ailleurs, le titre d’un article d’Africa Intelligence a fait grincer des dents à Bamako. Le site internet écrit : « Rabat mobilise Royal Air Maroc pour évacuer les ressortissants étrangers de Bamako. »
Un geste de soutien
La RAM a simplement maintenu son programme de vol, rétorque notre source, comme elle l’avait fait à d’autres moments, pour d’autres zones de conflits. Derrière ce maintien des liaisons aériennes, difficile de ne pas voir néanmoins un geste de soutien marocain en faveur de la junte de Bamako, qui affirme que la situation sur place est désormais sous contrôle.
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Source:
www.rfi.fr
