Édouard Philippe, candidat de Horizons a dévoilé un ensemble de propositions visant à « rassurer les entreprises » lors d’une présentation tenue en amont d’un débat prévu devant le MEDEF ce jeudi. Ses annonces portent principalement sur la réduction de l’indemnisation du chômage et sur des mesures destinées à limiter ce qu’il a qualifié d’« open bar » des arrêts de travail.
Sur la question de l’indemnisation, le candidat a indiqué vouloir recentrer les dispositifs de soutien pour encourager le retour à l’emploi, sans fournir de détails chiffrés lors de cette prise de parole. Concernant les arrêts de travail, il a appelé à des règles plus strictes et à un contrôle accru des absences pour maladie, estimant que la situation pèse sur la continuité d’activité des entreprises. Les termes employés traduisent une volonté de durcir certaines règles de la protection sociale dans l’objectif déclaré de réduire les coûts et les perturbations pour les employeurs.
Ces orientations interviennent dans un contexte de tensions récurrentes entre représentants patronaux et responsables politiques sur la régulation du travail, l’absentéisme et la maîtrise des dépenses sociales. Les chefs d’entreprise demandent depuis longtemps des réponses sur la gestion des arrêts et sur la compétitivité, et les propositions présentées se situent clairement sur ce terrain. Les mesures annoncées touchent à des domaines sensibles de la protection sociale et imposeront, si elles devaient être mises en œuvre, des arbitrages législatifs et administratifs.
Présentées avant le débat où il croisera ses adversaires, ces propositions matérialisent des choix politiques sur la protection sociale et la régulation du marché du travail pour la campagne présidentielle de 2027. Elles devraient maintenant être soumises à discussion publique et à confrontation avec d’autres programmes, tandis que les organisations patronales et les acteurs du secteur social analysent l’impact potentiel de ces orientations.

