À Abidjan, la 18e édition du Femua, commencée le 28 avril, s’achève ce dimanche 3 mai. Parmi ses objectifs, le festival des musiques urbaines d’Anoumabo a aussi la volonté de mettre en avant les traditions séculaires pour les réintégrer au cœur de la société.
Publié le : 03/05/2026 – 18:12
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Avec notre envoyé spécial à Abidjan, Guillaume Thibault
Respect des règles et de l’accueil : la chefferie d’Anoumabo a chapoté la cérémonie officielle du « Femua tradi ». Nangy Vincent de Paul est le directeur de cabinet du chef coutumier : « Anoumabo, c’est la solidarité. Anoumabo, c’est la culture. Anoumabo est heureux d’accueillir tout le monde sur sa terre. D’autres diront que, peut-être, c’est la Cédéao en miniature. »
Présent pour la première fois au « Femua Tradi », le Gabon est l’invité d’honneur du Femua 18 en Côte d’Ivoire. Pour le ministre de la Culture gabonais, Paul Ulrich Kessany, les traditions doivent se réintégrer dans les politiques des États : « Sociologiquement, en Afrique, il y avait déjà une hiérarchie qui existait. Nos chefs coutumiers étaient très puissants. Ce retour aux sources est très important parce que c’est à ce moment-là que nous pouvons nous réinventer. On doit justement être forts pour pouvoir nous affirmer. »
Anoumabo est le fief du groupe Magic System. C’est dans cette commune que le Femua est né. Depuis 18 ans, le commissaire général Salif Traoré et son équipe se battent pour que la culture soit au cœur des décisions politiques : « Si le Femua, aujourd’hui, est à ce niveau, c’est parce que le Femua se voulait fédérateur et a voulu mettre en contact tous les pays africains. La culture est le trait d’union entre nos peuples. »
En ouvrant des débats sur le rôle de la tradition comme sur l’avenir de l’intelligence artificielle en Afrique, avec ses concerts gratuits, le Femua 18 a réussi son pari : être un carrefour d’ouverture et de réflexion.
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Source:
www.rfi.fr
