Le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a sonné l’alarme vendredi sur l’escalade de la violence à travers les régions du Darfour et du Kordofan du Soudan, avertissant des conséquences catastrophiques pour les civils. Sa déclaration est venue à la lumière des hostilités entre les forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF) alors qu’ils continuent de s’intensifier.
Türk a exprimé de graves inquiétudes concernant les récents rapports de victimes civiles, de violences sexuelles, d’enlèvements et de pillage généralisés dans les zones touchées par le conflit. Il a déclaré: «Le combat récent et le risque grave de nouvelle aggravation dans un conflit déjà brutal et mortel suscitent de graves problèmes de protection, au milieu d’une culture omniprésente d’impunité pour les violations des droits de l’homme.»
Le RSF a lancé une offensive du terrain renouvelée en juin pour prendre le contrôle d’El Fasher à la suite du recrutement signalé d’enfants soldats. En avril, le RSF a également attaqué un camp de personnes déplacées en interne, suscitant des préoccupations généralisées en matière de droits de l’homme. Selon les rapports des Nations Unies, les civils du sud de Kordofan et du nord de Kordofan restent toujours menacés.
Türk a souligné le besoin urgent de toutes les parties pour permettre aux civils de passer des zones de conflit, y compris El Fasher, Al Debibat et El Obeid, déclarant: «Les civils doivent être protégés à tout prix.
La situation s’est considérablement détériorée ces derniers mois, car les combats ont conduit à la suspension généralisée des opérations d’aide humanitaire. Plus de 10,7 millions de personnes ont été déplacées dans le pays, ce qui rend le Soudan dans la plus grande population de personnes déplacées à l’intérieur du monde. De plus, tout au long du conflit, le RSF et le SAF ont fait face à de graves allégations de violation du droit international humanitaire. En mai, les experts de l’ONU avaient condamné la forte augmentation de la violence sexiste au Soudan, en particulier les attaques contre les femmes et les filles qui auraient été commises par les forces RSF. De plus, ils avaient également exhorté l’intervention internationale immédiate à aborder les abus en cours et à protéger les populations déplacées dans d’autres camps tels que Zamzam et Abu Shuk.
