Le choc gazier craint au debut de la guerre en.JP

Donald Trump a une nouvelle fois reculé, au moins temporairement. Mardi 21 avril, le président américain a unilatéralement prolongé le cessez-le-feu avec l’Iran, faute d’interlocuteurs, l’Iran n’ayant pas envoyé de délégation au Pakistan pour rencontrer celle du vice-président J. D. Vance. En d’autres temps, ces informations auraient pu entraîner la panique des marchés, notamment ceux du gaz. Ce n’est absolument pas le cas actuellement.

Les prix du gaz en Europe avoisinent 42 euros du mégawattheure. C’est certes deux fois plus que fin 2025, mais quatre à cinq fois moins que pendant l’été 2022, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le niveau de prix actuel a été régulièrement dépassé en 2023 et 2025. Le choc gazier, craint au début de la guerre en Iran, ne se concrétise pas, fort heureusement pour l’économie européenne.

C’est paradoxal. Avant le conflit, le Qatar produisait près de 20 % du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial. Non seulement ses exportations sont à l’arrêt, parce que le détroit d’Ormuz reste fermé, mais la reprise s’annonce longue et difficile, son énorme usine de liquéfaction à Ras Laffan ayant été sévèrement endommagée.

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Source:

www.lemonde.fr