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Le parlement des îles Féroé de peu voté mercredi pour réformer sa loi sur l’avortement vieille de plusieurs décennies, approuvant l’accès à l’avortement « sur demande » jusqu’à la fin de la douzième semaine de grossesse. Le changement législatif, adopté par une très faible majorité de 17 voix contre 16, marque un changement historique pour une juridiction connue depuis longtemps pour l’un des régimes d’avortement les plus restrictifs d’Europe.
Le vote fait suite à des années de pression de la part des organismes internationaux et des acteurs régionaux. UN Dialogues 2021 organisé par Conseil nordique en coopération avec le CEDAW des Nations Unies, il a exprimé ses inquiétudes quant au fait que la loi des îles Féroé violait les droits des femmes à la santé, à l’égalité et à l’autodétermination. Le rapporteur de la CEDAW a fait valoir que l’absence de réforme de la loi risquait de pousser les femmes à recourir à des avortements à risque ou de les forcer à voyager à l’étranger, mettant ainsi en danger leur santé.
Dans une déclaration accompagnant le vote, Amnistie internationale a déclaré que la décision est « une étape importante vers la garantie d’un avortement sûr et légal ».
Le Centre pour les droits reproductifs a documenté comment les pays européens ont réformé les lois sur l’avortement au fil du temps, marquant ainsi la norme régionale croissante d’un choix plus large en matière de reproduction. La législation nouvellement approuvée abolira ce cadre restrictif et alignera étroitement les îles Féroé sur les juridictions voisines.
Selon la loi précédente datant de 1956, les avortements n’étaient autorisés que dans des circonstances très limitées : cas de viol ou d’inceste, menace pour la vie ou la santé de la femme, malformation fœtale grave ou certaines raisons sociales. Pendant des années, la loi restrictive sur l’avortement s’est révélée anormale chez ses voisins nordiques.
Dans cette optique, le vote peut être mieux compris comme un point de départ et non comme un point final. Pour de nombreux militants et observateurs des droits de l’homme, l’objectif ultime reste la décriminalisation complète de l’avortement et la suppression des sanctions punitives pour celles qui demandent ou fournissent des services d’avortement.
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