On fait la fete tous les jours sur les traces

Dimanche 26 avril, une chorale, deux guitares électriques et une batterie résonnent dans l’église Saint-Michel de Bandalungwa, un quartier populaire et festif de Kinshasa. « Sans joie, on ne s’approche pas du Seigneur ! », clame le chef de chœur, Ludovic Mukeba. C’est dans cette paroisse de la tentaculaire capitale congolaise que le chanteur Fally Ipupa a fait ses premières gammes. Quarante ans plus tard, la star internationale a rempli à deux reprises, les samedi 2 et dimanche 3 mai, le Stade de France.

Une consécration pour les habitants de « Bandal », le surnom du quartier. « Fally et moi, nous étions dans la même école. Le voir atteindre un tel sommet, c’est épatant », s’enthousiasme Blaise Mambu Baya. Désormais Parisien, l’homme a grandi dans ces rues, et continue d’y revenir. « Il danse comme nos vieux du quartier à l’époque. Et sa manière de s’habiller, c’est aussi d’ici », apprécie le quinquagénaire, une montre imposante sur un poignet et des bracelets éclatants sur l’autre.

Certains « Warriors », comme se nomment eux-mêmes les fans de l’idole, se sont procuré une banderole et des tee-shirts à son effigie, pour célébrer spécifiquement ces deux concerts.

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Source:

www.lemonde.fr