Les importations ont atteint 59,3 milliards d’euros en mars (+1,8 milliard d’euros) tandis que les exportations ont augmenté plus modérément, à 52,5 milliards d’euros (+500 millions).
Le déficit commercial de la France s’est creusé de 1,4 milliard d’euros pour s’établir à 6,9 milliards d’euros en mars, pénalisé par la hausse des prix énergétiques liée à la guerre au Moyen-Orient, ont indiqué jeudi les douanes.
Les importations ont atteint 59,3 milliards d’euros en mars (+1,8 milliard d’euros) tandis que les exportations ont augmenté plus modérément, à 52,5 milliards d’euros (+500 millions).
La progression des importations est principalement due à celle des approvisionnements en produits énergétiques (+1,6 milliard d’euros), en particulier depuis le Kazakhstan. Cette hausse en valeur s’explique notamment par le renchérissement des prix de l’énergie en lien avec la crise au Moyen-Orient. « La hausse des prix de l’énergie à l’importation est proche de 50% », précisent les douanes.
Depuis la guerre en Ukraine, le Kazakhstan est devenu le 3e fournisseur de la France en pétrole (derrière les Etats-Unis et le Nigéria) et a représenté plus de 12% des importations françaises de bru. Selon l’Insee, la France a importé 5,57 millions de tonnes de pétrole brut kazakh en 2025 (en hausse de 5,8% sur un an), sur un total d’environ 45 millions de tonnes importées. Cette place importante s’explique par la réorganisation des approvisionnements européens après la guerre en Ukraine et l’embargo sur le pétrole russe. Le pétrole kazakh est devenu stratégique pour les raffineries européennes car il est disponible en grandes quantités et compatible avec les infrastructures existantes.
Cette montée en puissance illustre la forte dépendance énergétique française : la production nationale couvre moins de 1% des besoins du pays, obligeant la France à sécuriser ses approvisionnements auprès de grands exportateurs comme le Kazakhstan.
Au 1er trimestre 2026, le solde commercial de la France s’est ainsi dégradé de 2,8 milliards d’euros par rapport au 4e trimestre 2025. Après deux trimestres de nette amélioration, il s’établit à -14,1 milliards d’euros. La moitié de cette dégradation est due au solde énergétique.
Sur 12 mois, le déficit cumulé atteint 62,3 milliards
Le solde des matériels de transport se détériore également sous l’effet combiné d’une baisse du solde des produits aéronautiques, du solde des navires et bateaux et du solde automobile. Le solde agricole redevient légèrement déficitaire.
Côté importations, la baisse est imputable aux mauvais résultats d’Airbus en termes de livraisons avec seulement 114 avions livrés sur la période.
Cumulé sur douze mois, d’avril 2025 à mars 2026, la balance commerciale française s’est détériorée de 1,4 milliard d’euros à -62,3 milliards. « Il s’agit de la première dégradation du solde cumulé sur 12 mois depuis juillet 2025 », ont souligné les douanes.
Par ailleurs, le solde des transactions courantes, qui intègre la balance des biens, celle des services et des revenus, s’est établi à -1,2 milliard d’euros en mars, se réduisant par rapport à février (-1,5 milliard d’euros), a indiqué jeudi la Banque de France.
Le déficit des échanges de biens s’est réduit à 4,5 milliards d’euros, après 4,8 milliards en février, « la nette diminution du déficit des biens hors énergie étant compensée par l’alourdissement de la facture énergétique », a détaillé l’institution. Quant au surplus des échanges de services, il a atteint 3,8 milliards d’euros en mars, en augmentation par rapport au mois précédent (3,6 milliards).
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