Les pompiers exposés aux fumées des incendies forestiers font l’objet d’une alerte institutionnelle après une évaluation pointant des lacunes dans la protection et la recherche. Selon la mission, les équipements actuellement utilisés ne garantissent pas une protection suffisante contre les substances présentes dans les fumées, tandis que les connaissances scientifiques sur l’exposition et ses effets restent limitées. La conclusion appelle à un renforcement des moyens pour mieux protéger ces professionnels.
Le rapport met en avant l’insuffisance des études permettant d’évaluer précisément les risques sanitaires encourus par les pompiers lors des interventions sur les feux de forêt. Les observations concernent à la fois la conception des tenues, l’absence d’outils de mesure standardisés sur le terrain et le manque de programmes de suivi médical adaptés. En l’absence de données robustes, il est difficile d’élaborer des normes d’équipement et des protocoles de prévention fondés sur la réalité des expositions.
Pour répondre à ces constats, la mission parlementaire préconise un effort coordonné et un financement national dédié à la recherche et au développement d’équipements de protection spécifiques. Les recommandations incluent le soutien à des études épidémiologiques, la mise en place de dispositifs de mesure des contaminants atmosphériques lors des interventions et l’accélération du développement de tenues adaptées. Le rapport insiste également sur la nécessité d’une stratégie nationale pour harmoniser les achats et les tests des dispositifs de protection.
Les conséquences pratiques attendues portent sur l’amélioration du suivi médical des personnels exposés, l’adaptation des formations et l’évolution des matériels en dotation. La mise en œuvre des recommandations nécessitera une coordination entre acteurs publics, services d’incendie et de secours, laboratoires et industriels. À l’approche de nouvelles saisons de feux, le rapport rappelle l’urgence d’agir pour limiter l’impact sanitaire des fumées sur les intervenants et renforcer la résilience des services face à la multiplication des incendies.

