Pour la transparence salariale il faudra attendre le vote de

La France à la traîne… L’Hexagone prend son temps sur la transparence salariale. Interrogé sur France Info lundi 29 juin, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a estimé «vraisemblable» un dépôt du projet de loi dès le mois de juillet. Le texte pourrait ensuite être examiné au Parlement dans la seconde partie de l’année, avec un objectif de vote avant la présidentielle d’avril-mai 2027.

Ce nouveau calendrier acte un recul par rapport aux ambitions initiales de l’exécutif, qui espérait une adoption plus rapide. Il repousse mécaniquement l’entrée en vigueur de la réforme, les entreprises disposant ensuite d’un délai d’un an pour s’y conformer. Le ministre justifie ce délai par la nécessité de concilier des positions opposées. Entre «des entreprises pas très pressées» et des organisations syndicales «qui voudraient que ça aille beaucoup plus vite et beaucoup plus fort», explique-t-il, le gouvernement cherche un compromis. «Parfois, ça vaut la peine de prendre du temps pour être sûr de trouver les bons équilibres», justifie-t-il.

«Un enjeu d’égalité et aussi de performance»

De son côté, Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a réaffirmé l’objectif de transposition de la directive européenne. «Oui, il faut absolument qu’on arrive à transposer cette directive. Il faut qu’on le fasse avant la fin de l’année, c’est un impératif (…) Cette transposition se fera», a-t-elle déclaré ce mardi sur BFM Business. «On sait dans les pays où ça a déjà été déployé que ça eu des effets très positifs sur la question de l’égalité entre les femmes et les hommes», a-t-elle ajouté. Avant d’insister : «C’est un enjeu d’égalité et aussi de performance.»

Dans sa dernière version transmise début juin au Conseil d’Etat, le projet de loi détaille plusieurs obligations majeures. Les entreprises devront notamment afficher une fourchette de rémunération dans leurs offres d’emploi, permettre aux salariés d’accéder à des informations sur les salaires moyens de postes comparables, et ne seront pas autorisées à demander les salaires antérieurs des candidats lors des recrutements.

A partir de 50 salariés, les entreprises devront aussi publier un rapport sur les écarts de rémunération, qui remplacera l’actuel index de l’égalité professionnelle.


Source:

www.capital.fr

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Par La Rédaction

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