Si vous voyagez en voiture en Espagne cet ete pensez

Frontaliers ou non, les Français seront nombreux à prendre leur voiture pour aller en vacances cet été. Dans l’Hexagone bien sûr, mais également à l’étranger, que ce soit en Italie, en Allemagne ou en Espagne. Et qui dit conduite à l’étranger, dit règles à respecter. Ainsi, il est primordial de respecter le Code de la route local, à commencer par les limitations de vitesse. Mais pas uniquement. Dans certains pays, des équipements sont indispensables, voire obligatoires, contrairement à la réglementation française.

En Espagne, justement, une obligation, parfois méconnue des Espagnols eux-mêmes, pourrait coûter cher aux Français en cas d’oubli. Comme l’explique le Diari de Girona, relayé par l’Indépendant, il est obligatoire de disposer dans son véhicule d’une roue de secours ou d’un kit anti-crevaison. Si, en France, un automobiliste ne disposant ni de l’un, ni de l’autre, n’écopera d’aucune sanction, c’est différent sur les routes espagnoles. «Si vous circulez sans roue de secours et sans système alternatif de réparation des crevaisons, vous risquez une amende», écrit le Diari de Girona.

Les roues de secours ont disparu des voitures neuves

Le quotidien catalan précise que cette amende sera équivalente à 200 euros, car un véhicule doit disposer d’un équipement permettant de «garantir la mobilité» en cas de crevaison. L’information est de taille pour les automobilistes étrangers, car depuis plusieurs années, les constructeurs automobiles ne fournissent quasiment plus de roue de secours. Il est toujours possible d’en avoir une, mais il s’agit d’un équipement en option lors de l’achat d’un véhicule.

Les kits anti-crevaison sont devenus la norme, mais tout le monde n’en a pas forcément un dans son coffre. Comme l’expliquait l’association de consommateurs l’UFC-Que Choisir en mars dernier, Citroën ne propose même plus de kit anti-crevaison à bord de son nouveau C5 Aircross. Il faut débourser 20 euros pour s’octroyer un «kit de dépannage». Étonnant pour l’association de consommateurs quand on sait que certaines versions peuvent atteindre 43 000 euros. A tel point qu’un véritable «business de la galette» a vu le jour depuis.


Source:

www.capital.fr