Pour résoudre le problème, qui contribue à la dégradation des comptes publics, un « big bang » s’avère indispensable. C’est, en substance, le message que trois inspections générales (administration, affaires sociales, finances) lancent, dans un rapport diffusé mercredi 6 mai, afin de remédier au déficit structurel et croissant d’un des principaux régimes de retraites : celui des agents hospitaliers et des fonctionnaires territoriaux – connu sous l’acronyme CNRACL. Les auteurs de cet audit préconisent de profondes transformations, en soulignant qu’elles doivent s’inscrire dans une perspective de retour à l’équilibre de notre système par répartition et des finances de la nation.
Après avoir dégagé un excédent durant de nombreuses années, la CNRACL est continûment dans le rouge depuis 2018, avec un solde négatif de quelque 3 milliards d’euros et une dette de près de 8 milliards en 2024. De telles difficultés s’expliquent, en très grande partie, par des « dynamiques démographiques défavorables », le rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de pensionnés ne cessant de baisser (1,58 en 2023 contre 2,29 en 2013). « Cette tendance va se poursuivre », précisent les trois inspections générales, en évoquant un ratio susceptible de « descendre à 1,1 en 2045 ».
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Source:
www.lemonde.fr
