Une rupture historique la Constitution nord coreenne ne fait plus reference

La Corée du Nord a supprimé de sa Constitution les références à la réunification avec la Corée du Sud, selon un document divulgué par Séoul, ce mercredi 6 mai 2026. Pendant longtemps, Pyongyang a considéré ses voisins du sud comme un peuple fraternel partageant une langue, un territoire et des coutumes. Ce n’est plus le cas désormais depuis la révision adoptée en mars 2026 par le Nord.

Publié le : 06/05/2026 – 14:27Modifié le : 06/05/2026 – 14:35


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Depuis le mois de mars 2026, la clause mentionnant que la Corée du Nord « se bat pour réaliser l’unification de la mère patrie » n’apparaît plus dans la dernière version de sa Constitution, indique ce texte partagé par le ministère de l’Unification de la Corée du Sud lors d’une conférence de presse, ce 6 mai. La Constitution nord-coréenne révisée comprend également une nouvelle clause délimitant le territoire de la Corée du Nord. Le texte précise que cela inclut la zone limitrophe de la Chine et de la Russie au nord, « ainsi que la République de Corée au sud », utilisant donc le nom officiel pour désigner la Corée du Sud. La Corée du Nord « ne tolère en aucun cas la moindre atteinte à son territoire », précise ce document.

Kim Jong-un a qualifié cette année à plusieurs reprises la Corée du Sud « d’État ennemi le plus hostile ». Des propos qui font écho à un amendement constitutionnel adopté en 2024, lorsque Pyongyang a qualifié pour la première fois la Corée du Sud d’« État hostile ».

Toujours techniquement en guerre

Les deux États voisins sont toujours techniquement en guerre, leur conflit s’étant soldé en 1953 par un armistice et non un traité de paix. Entre 2022 et 2025, lorsque Yoon Suk-yeol, partisan d’une ligne dure face à Pyongyang, dirigeait la Corée du Sud, le Nord a détruit les routes et les chemins de fer qui la reliait au Sud et semble avoir érigé des barrières près de la frontière. Le président sud-coréen actuel, Lee Jae-myung, lui, multiplie les appels pour renouer le dialogue et demande des pourparlers avec le Nord sans condition préalable.

Mais, malgré les efforts de M. Lee, le rapprochement semble hors de sa portée. La Corée du Nord a promis de continuer à renforcer son arsenal nucléaire et a organisé quatre tests de missiles rien qu’en avril. En février, M. Kim a déclaré que la Corée du Nord n’avait « absolument rien à faire avec la Corée du Sud ». « Tant que la Corée du Sud ne pourra pas échapper à la réalité géopolitique qui la lie à nous par une frontière commune, la seule façon pour elle de vivre en sécurité est de renoncer à tout ce qui nous concerne et de nous laisser tranquilles », avait-il ajouté à l’époque.

Pyongyang développe, par ailleurs, des liens étroits avec la Russie, qu’il a aidé dans le conflit en l’Ukraine en lui envoyant des troupes et du matériel, recevant en retour une aide économique et technique.

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Source:

www.rfi.fr