C’est une histoire qui secoue JP Morgan. Un ancien employé a déposé plainte anonymement au tribunal de New York pour harcèlement sexuel de sa collègue Lorna Hajdini. La plainte a été déposée sous le pseudonyme John Doe, qui est le nom donné aux inconnus dans les pays anglophones. Les sévices décrits sont de «esclavage sexuel», de la soumission chimique à base de Rohypnol et de Viagra, ainsi que du chantage financier, comme le rapporte le New York Post.
Mais des médias américains ont trouvé des informations concernant le plaignant. Il s’agirait en fait de Chirayu Rana. Il décrit des sévices qui ont commencé au printemps 2024, après son arrivée dans l’équipe de Lorna Hajdini. Il aurait d’abord déposé une plainte en interne en mai 2025 pour du harcèlement fondé sur la race et le genre et des abus de pouvoir. L’accusée a ensuite transmis un communiqué à nos confrères outre-Atlantique : «Lorna nie catégoriquement les accusations. Elle n’a jamais eu de comportement inapproprié d’aucune sorte envers cet individu et ne s’est jamais rendue à l’endroit où l’agression sexuelle présumée aurait eu lieu.» Une enquête interne a été ouverte et plusieurs éléments ont poussé l’entreprise à se ranger du côté de Lorna Hajdini.
L’enquête interne donne raison à l’accusée
«À l’issue de l’enquête, nous ne pensons pas que ces accusations aient le moindre fondement», a déclaré un porte-parole de JPMorgan. «Alors que de nombreux employés ont coopéré à l’enquête, le plaignant a refusé d’y participer et n’a fourni aucun élément factuel qui serait pourtant central pour étayer ses allégations». De plus, les deux auraient été collègues sans rapport hiérarchique, ce qui rend plus difficile à envisager le chantage financier. Cette affaire est toujours entre les mains de la justice new-yorkaise. Seule l’enquête interne a abouti à une conclusion, pour le moment.
Source:
www.capital.fr
