RDC demonstration de soutien du parti presidentiel aux sanctions americaines

En RDC, c’est une démonstration de force du parti présidentiel ce 4 mai dans les rues de Kinshasa. Une mobilisation pour soutenir les sanctions américaines visant l’ex-président Joseph Kabila, accusé par Washington et par les autorités congolaises de soutenir AFC/M23 dans l’est du pays. Sous la présidence de Felix Tshisekedi, la RDC a conclu un accord minier avec les États-Unis en échange de l’appui dans le domaine de la sécurité. Un deal qui a été critiqué par l’opposition qui voit mal ce rapprochement à deux ans de la fin du mandat du chef de l’État, sur fond de soupçon d’un troisième mandat interdit par la Constitution.

Publié le : 04/05/2026 – 14:58


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Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

La marche devait débuter en début de matinée ce 4 mai 2026, mais elle a été retardée par la pluie.

Peu avant 11h, des milliers de manifestants ont commencé à affluer vers la première rue du boulevard Lumumba, dans la capitale de la RDC.

Dans cette mobilisation, le parti présidentiel n’est pas seul : des dizaines de formations de la majorité et des adeptes d’une église évangélique l’ont rejointe.

« Kabila maîtrisé, Kabila neutralisé, Kabila bientôt aux arrêts »

Dans le cortège, les slogans sont sans équivoque : « Kabila maîtrisé, Kabila neutralisé, Kabila bientôt aux arrêts » scandent, dans une langue nationale, des militants, dès les premiers mètres de la procession.

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Certains arborent les drapeaux de leurs partis ou de leurs leaders. D’autres, vêtus de blanc, brandissent des pancartes et banderoles affichant des messages de soutien aux États-Unis.

Parmi eux, Mukendi, un sexagénaire coiffé de deux fanions américains. « Si Donald Trump est avec nous, qui sera contre nous ? », lance-t-il.

Des slogans pour un changement de Constitution

Au cœur du cortège, des slogans en faveur d’un changement de Constitution se font aussi entendre. « Mais ce n’est pas le sujet à l’ordre du jour », tempère rapidement un chef de parti, entouré de ses militants.

La marche se dirige vers le Palais du Peuple. Une délégation restreinte doit ensuite se rendre à l’ambassade des États-Unis pour y déposer un mémorandum, dont le contenu n’a pas encore été dévoilé.


Source:

www.rfi.fr