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A la Une de la presse, ce mardi 5 mai, le regain de tensions dans le détroit d’Ormuz, alors que les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran semblent piétiner. La Russie en difficulté en Ukraine, et le président Poutine de plus en plus isolé. Les 50 ans du quotidien espagnol El Pais. La remise du prix Pulitzer aux Etats-Unis. Et les plus belles (et plus laides ?) tenues du Met Gala.
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A la Une de la presse, le regain de tensions dans le détroit d’Ormuz, alors que les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran semblent piétiner.
Selon The Washington Post, «les attaques dans le détroit et dans la région du Golfe mettent en péril le fragile cessez-le-feu» conclu le 8 avril. «L’Iran met fin au cessez-le-feu», affirme The Wall Street Journal, qui voit le président Trump confronté au choix de «céder aux exigences du régime iranien» ou de «recourir à l’armée pour faire passer les navires». La tentative du président américain de rouvrir le détroit d’Ormuz ramène toute la région «au bord du précipice», d’après The Guardian, le quotidien britannique. Côté iranien, Tehran Times ironise: «Trump ouvre le détroit d’Ormuz dans ses rêves». Le journal libanais L’Orient Le Jour évoque «le pari à haut risque de Washington» et fait état de «l’exaspération» du président Trump face à l’impasse du «pas de guerre ni accord», de sa volonté d’«inverser le rapport de force face à Téhéran, devenu de facto le maître du détroit», «quitte à provoquer l’escalade».
D’une guerre à l’autre, d’un «cessez-le-feu» à l’autre. En Ukraine, Volodymyr Zelensky annonce une trêve avec la Russie à partir de minuit, cette nuit. The Kyiv Independent présente cette décision comme une «réponse» au cessez-le-feu unilatéral décrété par le Kremlin pour les 8 et 9 mai, à l’occasion de commémorations de la victoire de la Seconde guerre mondiale. Alors que les négociations sont suspendues depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, des combats intenses se poursuivent sur le front et pour la première fois depuis avril 2023, les Russes ont perdu du terrain, selon l’Afp citée par le journal belge Le Soir. Autre mauvaise nouvelle pour la Russie: à cause des frappes ukrainiennes, la production de ses raffineries est «au plus bas depuis 17 ans», d’après Le Figaro. Autre conséquence des attaques contre ses installations pétrolières, évoquée par The Washington Post: des pluies noires et toxiques dans la région de Touapsé, sur les bords de la mer noire, dont les habitants se plaignent d’une réponse gouvernementale «inadéquate» et d’une «dissimulation» de ce qu’ils considèrent comme une «l’une des pires catastrophes écologiques et sanitaires qu’ait connu la Russie depuis la chute de l’Union soviétique». Les conséquences écologiques et économiques de la guerre, dont il est aussi question dans Libération, qui raconte comment, sur la rive opposée de la mer noire, en Roumanie, les attaques russes contre les ports ukrainiens voisins ont «ruiné» la pêche et le tourisme dans le delta du Danube, l’une des plus vastes zones humides d’Europe.
La presse internationale fait aussi état d’un isolement croissant de Vladimir Poutine. The Financial Times, qui cite des sources proches du président russe à Moscou et un membre des services de renseignement européens, affirme que la sécurité a été «considérablement renforcée» autour du président russe, qui passerait «davantage de temps dans des bunkers souterrain » par crainte «d’un coup d’État ou d’une tentative d’assassinat, en particulier par drones».
En Espagne, le journal El Pais fête ses 50 ans. Feliz cumpleanos! Pour l’occasion, le quotidien a reçu la visite du roi Felipe VI, qui a rappelé que «le journalisme est crucial pour la liberté et la démocratie». Le journalisme au service du public, que récompense chaque année le prix Pulitzer aux Etats-Unis. Bravo au New York Times, qui décroche trois distinctions, dont celle du «meilleur photographe d’actualité», remportée par le Palestinien Saher Alghorra pour ses reportages sur les ravages des attaques israéliennes à Gaza. Le grand quotidien new-yorkais décroche également le prix du journalisme d’investigation pour sa série sur la façon dont Trump «a exploité son pouvoir, pour enrichir sa famille et ses amis». La journaliste du Miami Herald Julie K. Brown a reçu quant à elle une mention spéciale pour son enquête sur le pédo-criminel Jeffrey Epstein, qui avait révélé comment la justice l’avait protégé lorsqu’il avait été accusé pour la première fois en Floride d’avoir violé des mineures. Un travail d’une qualité exceptionnelle, titré «Perversion de la justice».
Un mot, pour terminer, du Met Gala, hier soir, à New York. Après la polémique sur le patronage de Jeff Bezos, place au grand spectacle. Comme chaque année, il y en a eu pour tous les goûts. Avec le lot habituel de mégastars en couture, Beyonce en Olivier Roustaing, pour la version lumineuse, ou dans sa version sombre, une Madonna gothique et parée pour la chasse à courre en Jamie MacCarthy, antenne télé comprise. Comme chaque année, les tenues les plus improbables ont été particulièrement remarquées. Mention spéciale à Serena Williams, emballée dans du papier alu. La top model Heidi Klum en Capser le petit fantôme avait ressorti une tenue d’Halloween qui fait peur aux enfants. Ces messieurs n’étaient pas en reste, comme en témpoigne un toréador en bleu céruléen et traîne. Et non, ce n’est pas l’abominable homme des neiges mais l’actrice Teyana Taylor qui est apparue en yéti – en Tom Ford, pardon. A admirer dans les très glamours Vanity Fair et Vogue, of course.
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