Résumé
Jordan Bardella est visé par une enquête pour des soupçons de fraude aux fonds européens liés au financement de formations médiatiques pendant la campagne présidentielle de 2022.
Sommaire
Jordan Bardella se retrouve au cœur d’une affaire sensible. Ce jeudi 7 mai 2026, L’AFP a révélé l’existence d’une enquête ouverte par le parquet européen.
Selon une source proche du dossier citée par l’agence, cette procédure porte sur de possibles irrégularités liées au financement de formations aux médias attribuées au Rassemblement national.
Ces dépenses auraient été prises en charge grâce à des fonds européens et auraient notamment bénéficié à Jordan Bardella durant la campagne présidentielle française de 2022.
Une enquête ouverte
D’après les informations relayées par nos confrères du Figaro, la plainte avait été déposée à Paris en décembre par l’association AC!! Anti-Corruption avant d’être transmise par le parquet national financier (PNF) au parquet européen pour « évaluation ».
« Après une phase de vérifications, une enquête a été ouverte, pour suspicion de fraude » aux fonds de l’Union européenne.
Sollicité par l’AFP, le parquet européen basé au Luxembourg n’a pas souhaité s’exprimer sur cette affaire.
À l’origine du dossier, l’association AC!! Anti-Corruption avait saisi la justice française en décembre 2025 en déposant une plainte contre X pour un possible détournement de fonds publics, après des révélations publiées par Le Canard enchaîné.
Le Rassemblement National rejete ces accusations
L’association AC!! Anti-Corruption soupçonne le Rassemblement national d’avoir utilisé des fonds européens pour financer des formations médiatiques destinées à ses responsables pendant la présidentielle de 2022, notamment à Jordan Bardella, alors président par intérim du parti et très impliqué dans la campagne de Marine Le Pen.
Selon la plainte consultée par l’AFP, un spécialiste du media training rémunéré grâce à une enveloppe du Parlement européen aurait progressivement travaillé à la préparation de l’élection présidentielle française plutôt qu’à des sujets liés à l’activité européenne.
« Jordan Bardella conteste bien entendu ces accusations qui le visent dans le contexte politique que l’on connaît, et se réserve le droit d’engager des poursuites en diffamation et dénonciation calomnieuse », a fait savoir le RN à l’AFP.
Selon Alertes Infos, l’homme politique risquerait tout de même « jusqu’à 10 ans d’emprisonnement, 1M d’€ d’amende et le prononcé obligatoire d’une peine d’inéligibilité pouvant aller jusqu’à 10 ans s’il est reconnu coupable d’un tel délit. (article 432-15 & 131-26-2 du Code pénal) ».
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Source:
www.public.fr
