Sommet de la CPE l039Armenie regarde vers l039Europe Macron salue

Le huitième sommet de la Communauté politique européenne (CPE) a tracé une ligne claire : la volonté de consolider une souveraineté européenne élargie. Près de 50 dirigeants se sont réunis à Erevan, lundi 4 mai, avec un invité inédit : le Premier ministre canadien Mark Carney. C’est la première fois qu’un dirigeant Outre-Atlantique participe à ce sommet. L’Arménie, elle, a démontré, une nouvelle fois, son attrait pour l’Europe plutôt que pour la Russie.

Publié le : 04/05/2026 – 23:56


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La guerre en Ukraine, la crise du détroit d’Ormuz et les relations transatlantiques ont dominé les échanges du sommet de la CPE à Erevan, ce 4 mai. Mais cette première journée de rencontres diplomatiques ne s’est traduite par aucune déclaration commune ni accord, indique notre correspondante dans la capitale arménienne, Taline Oundjian.

Ancrage européen

Le symbole fort de la journée reste l’ancrage européen de l’Arménie. Cette ancienne République soviétique ne cache pas sa volonté de s’éloigner de l’orbite russe pour se rapprocher de l’Union européenne. Un sommet bilatéral entre Bruxelles et Erevan doit encore se tenir mardi 5 mai.

Présent sur place, Emmanuel Macron a salué ce choix stratégique. « L’Arménie a fait le choix de sortir de cette entrave et de se tourner vers l’Europe », a-t-il déclaré, estimant qu’il s’agissait du « seul choix raisonnable » pour construire « une stabilité » dans la région. Le président français a également souligné que ce sommet « ne se serait jamais tenu » avec des dirigeants arméniens « à la main des Russes ».

Ces rapprochements irritent Moscou, qui menace de resserrer l’étau économique autour d’Erevan. Mais, à quelques semaines des élections législatives, la trajectoire européenne du pays semble engagée.

Paris-Erevan, une « relation faite de passion »

En marge du sommet, Emmanuel Macron a poursuivi sa visite d’État en Arménie, la première d’un président français depuis 20 ans. À Erevan, il a insisté sur la singularité des relations entre les deux pays. « Cette relation est singulière parce qu’elle est faite de passion », a-t-il déclaré, évoquant aussi une forme de connivence historique.

« ​​​​​​​L’imaginaire français a toujours été arménophile […] une civilisation soumise à des dominations mais qui ne s’y laissait jamais faire », a-t-il poursuivi. Mais au-delà de l’histoire, Emmanuel Macron a insisté sur l’avenir des relations bilatérales.

Les deux pays doivent signer un partenariat stratégique pour renforcer leurs liens, dans un contexte de croissance économique arménienne. Il a aussi appelé l’Europe à s’engager davantage pour soutenir la souveraineté du pays et sécuriser ses frontières.

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Source:

www.rfi.fr