Donald Trump dit avoir refuse l039aide de l039Ukraine le Pentagone

Depuis le lancement de l’opération dite «Epic Fury», lancée par Donald Trump et Benyamin Netanyahou contre l’Iran le 28 février dernier, les attaques de drones et de missiles dirigées contre les bases américaines au Moyen-Orient se multiplient, indique Euromaidan Press. La riposte iranienne et celle de ses alliés ont transformé ces installations en cible permanente.

Face à cette menace, Washington se découvre une vulnérabilité inattendue et pour cause: les systèmes de défense traditionnels, très coûteux, peinent à suivre le rythme. «Il existe depuis longtemps des lacunes dans la couverture de la défense antimissile américaine à travers le monde», affirme Timothy Walton, chercheur. Sur la base aérienne de Prince Sultan, près de Riyad, les États-Unis ont donc choisi de se tourner vers une technologie antidrone ukrainienne.

Baptisé Sky Map et développé par l’entreprise d’un ingénieur ukrainien, Sky Fortress, ce dispositif a été déployé ces dernières semaines après une série de frappes ayant endommagé aéronefs et infrastructures de cette base stratégique.

Parallèlement à ce déploiement, des spécialistes ukrainiens sont arrivés sur la base afin de former les unités américaines à l’utilisation du dispositif. La plateforme Sky Map, conçue pour repérer les menaces aériennes, est particulièrement utile face aux drones iraniens de type Shahed. Elle permettra à la base américaine d’orchestrer au mieux leur neutralisation.

Une confirmation que Donald Trump dit n’importe quoi

Sky Map agrège en temps réel les données radar et celles de multiples capteurs au sein d’une interface unique, pensée pour accélérer la prise de décision. Concrètement, le système fabrique une sorte de carte du ciel dynamique. Chaque cible est identifiée et suivie afin de rendre compte d’une situation tactique lisible aux soldats.

Il y a moins d’un mois, le président américain affirmait pourtant que l’aide de l’Ukraine en matière de défense contre les drones n’était pas nécessaire, refusant la main tendue par Volodymyr Zelensky. Le pays, ciblé depuis quatre ans par les drones Shahed iraniens achetés par la Russie (et par leur équivalent développé directement par Moscou) a développé une véritable expertise de terrain dans la défense aérienne.

Pour certains observateurs, cette alliance peut sembler paradoxale, Volodymyr Zelensky ayant récemment donné l’impression de s’éloigner des États-Unis pour privilégier un rapprochement plus marqué avec l’Europe.

Dans le même temps, le Pentagone accroît le financement des systèmes antidrones, allouant 350 millions de dollars (300 millions d’euros environ) au renforcement de ses défenses. Les responsables américains et spécialistes s’accordent cependant à dire qu’il est impossible d’éliminer totalement la menace que représentent les drones. D’autres systèmes sont testés sur la base, notamment des intercepteurs Merops et Coyote, mais les essais se sont pour le moment montrés peu concluants.


Source:

www.slate.fr