Sept provinces touchées selon l’OMS
Dans son point publié le 25 septembre, l’Organisation mondiale de la santé recensait 7 890 cas confirmés et 3 799 décès au 23 septembre pour l’épidémie due au virus Ebola Bundibugyo en RDC. Deux nouvelles zones de santé avaient été touchées depuis son précédent bulletin, portant le total à 63 zones réparties dans sept provinces. L’Ituri restait la province la plus affectée, suivie du Nord-Kivu. Ces données décrivent une situation à une date précise : elles doivent être revérifiées avant publication.
Pourquoi la riposte est difficile
L’extension géographique complique le suivi des contacts et l’accès rapide aux soins. L’OMS souligne aussi le poids de l’insécurité, des déplacements de population et des difficultés d’accès aux services de base. Ces obstacles peuvent retarder la détection d’un malade et limiter la protection du personnel de santé. Pour cette variante du virus, l’OMS indique qu’aucun vaccin ou traitement spécifique n’est actuellement approuvé ; la réponse repose notamment sur l’identification rapide des cas, les soins, le suivi des contacts et la prévention des infections.
Un enjeu de confiance et de moyens
Au-delà du bilan quotidien, la question est celle de la capacité du système de santé à agir dans la durée. Repérer les cas, permettre aux familles d’accéder aux soins et protéger les équipes médicales exigent du personnel, du matériel et la confiance des communautés. L’OMS évalue le risque comme très élevé en RDC et élevé pour les pays qui partagent une frontière terrestre avec elle ; elle ne recommande cependant pas, sur la base des informations disponibles, de restreindre les voyages ou le commerce avec les pays touchés. Une couverture utile de cette crise doit suivre à la fois l’évolution des cas et les conditions concrètes de la riposte.

