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Une des personnes décédées est montée « brièvement » à bord d’un vol KLM, selon la compagnie, avant d’être débarquée avant le décollage
Un passager qui est mort d’une infection à hantavirus est monté « brièvement » à bord d’un vol KLM de Johannesburg vers les Pays-Bas, mais a été débarqué avant le décollage, a déclaré la compagnie aérienne mercredi.
« En raison de l’état de santé du passager à ce moment-là, l’équipage a décidé de ne pas l’autoriser à voyager sur ce vol », a précisé KLM, à propos du vol KL592 de Johannesburg à Amsterdam le 25 avril à 23 h 15, heure locale.
« Après que le passager a été débarqué de l’appareil, le vol est parti pour les Pays-Bas », a ajouté KLM. Les autorités sanitaires néerlandaises sont en train de contacter les personnes qui se trouvaient à bord de ce vol, « par précaution », a ajouté KLM dans son communiqué.
Des efforts sont en cours pour rechercher d’éventuels cas contacts avec les personnes infectées
Si plusieurs cas ont été identifiés parmi les passagers du MV Hondius et l’équipage, l’origine exacte de la contamination et les conditions de sa propagation restent à ce stade incertaines, tout comme l’ampleur réelle de l’épisode.
Toutefois, des efforts sont en cours pour rechercher d’éventuels cas contacts avec les personnes infectées, en particulier parmi les voyageurs à bord du vol entre Sainte-Hélène (Royaume-Uni) et Johannesburg − emprunté par la Néerlandaise de 69 ans qui, depuis, est morte.Ce vol opéré par la compagnie sud-africaine Airlink le 25 avril comptait 82 passagers et six membres d’équipage à bord, selon une représentante de la compagnie.
D’autres personnes sont aussi recherchées, a précisé le ministre de la santé sud-africain, comme celles « qui se trouvaient à l’aéroport [de Johannesburg] avant que cette dame [la Néerlandaise de 69 ans] ne fasse son malaise » ainsi que le « personnel de santé de Kempton Park », l’hôpital où elle a été traitée jusqu’à sa mort.
Quant au Britannique de 69 ans, actuellement hospitalisé à Johannesburg, il n’avait pas été évacué par un vol commercial, mais « des professionnels de santé ont également été en contact avec lui », a fait savoir le ministre sud-africain : « Au total, 62 personnes auraient pu entrer en contact avec ces personnes, 42 d’entre elles ont déjà été retrouvées et sont actuellement sous surveillance. »
De Tenerife, « les autres passagers rejoindront leurs pays respectifs », dit le chef de l’OMS
« Trois des patients ont été évacués il y a à peine quelques heures », a déclaré mercredi à l’AFP, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Après cette évacuation, le MV Hondius attendait de mettre le cap vers Tenerife, dans l’archipel des Canaries, où il doit accoster dans « un délai de trois jours », selon les autorités espagnoles.
« De là, bien sûr, les autres passagers rejoindront leurs pays respectifs », a ajouté Tedros Adhanom Ghebreyesus, confirmant les propos tenus un peu plus tôt par la ministre de la santé espagnole, Monica Garcia Gomez.
« Nous avons déjà à bord des professionnels de santé, dont du personnel de l’OMS. Et nous continuerons à surveiller et à soutenir les personnes à bord. Nous suivrons également la situation à l’extérieur », a ajouté le chef de l’OMS, alors que deux passagers récents du MV Hondius ont été testés positifs à Johannesbourg et Zurich, où ils sont hospitalisés.
Les 14 Espagnols seront pris en charge et placés en quarantaine à Madrid
Les 14 Espagnols actuellement à bord du MV Hondius – 13 touristes et un membre d’équipage – seront transférés à l’hôpital militaire Gomez-Ulla, à Madrid, où « ils seront pris en charge, examinés et placés en quarantaine », a précisé la ministre de la santé espagnole.
Monica Garcia Gomez a assuré que le gouvernement central à Madrid suivait la situation « minute par minute » afin, notamment, de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour éviter toute éventuelle transmission du virus à terre.
Dans la matinée de mercredi, le président régional des îles Canaries, Fernando Clavijo, avait pourtant affiché son opposition à toute évacuation de malades via le territoire de l’archipel, déplorant une « absence totale d’information ».
« J’ai été en contact permanent avec le président de la région des Canaries », s’est pour sa part défendue Monica Garcia Gomez. « Toutes les décisions qui ont été prises au cours des réunions ont été transmises en temps voulu et comme il se doit au gouvernement des Canaries. »
Un passager suisse du navire hospitalisé à Zurich : ce que l’on sait
Après avoir été testé positif, un passager suisse qui voyageait sur le bateau de croisière est « actuellement traité à l’hôpital universitaire de Zurich pour une infection au hantavirus », selon un communiqué du ministère de la santé suisse. Ne précisant pas pendant quelle période cet homme se trouvait à bord du navire, le ministère affirme que l’homme était « rentré en Suisse depuis Sainte-Hélène », île britannique où le bateau avait fait escale entre les 22 et 24 avril. A la suite de cette annonce, l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) a revu à la hausse son bilan en lien avec le foyer de hantavirus sur ce navire de croisière. « Au 6 mai, on dénombre 8 cas, dont 3 confirmés » par des tests, selon elle. Selon le ministère, l’homme hospitalisé à Zurich « et son épouse revenaient d’un voyage en Amérique du Sud fin avril », et les deux avaient voyagé « sur le bateau de croisière où plusieurs cas d’infections sont apparus ». Le patient s’est présenté lundi à l’hôpital « de lui-même avec des légers symptômes respiratoires (…) en racontant le fait qu’il était passager sur ce bateau de croisière, qu’il était au courant de cette histoire de hantavirus, ce qui a permis de le prendre en charge de manière isolée dès le début », a déclaré le docteur Manuel Schibler, responsable du laboratoire de virologie des hôpitaux universitaires de Genève. Cet établissement de référence a effectué le test sur cet homme, révélé positif le 5 mai au virus des Andes, un hantavirus présent en Amérique du Sud. Selon l’OMS, ce patient avait reçu un courriel de l’opérateur du MV Hondius, Oceanwide Expeditions, prévenant les passagers de la crise sanitaire. Son épouse, qui « ne présente jusqu’ici aucun symptôme (…) s’est placée à l’isolement pour des raisons de sécurité », a expliqué le ministère suisse. Les autorités cherchent à savoir si le patient a eu des contacts avec d’autres personnes alors qu’il était malade. Le docteur Schibler a affirmé que la période d’incubation de cet hantavirus pouvait aller de une à quatre semaines.
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« Pour l’instant, le risque pour le reste du monde est faible » : le chef de l’OMS « ne pense pas » que la situation soit identique à celle du début de la pandémie de Covid-19

Interrogé par l’Agence France-Presse à Genève sur le niveau d’urgence de ce foyer apparemment né à bord du HV Hondius dans l’Atlantique, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dit qu’il « ne pense pas » que la situation née de l’apparition d’un foyer de hantavirus soit identique à celle des débuts de la pandémie de Covid-19. « Pour l’instant, le risque pour le reste du monde est faible », a-t-il ajouté.
Deux avions médicalisés ont décollé du Cap-Vert
Les avions transportant des patients évacués dans la matinée du MV Hondius ont décollé de l’aéroport de Praia, au Cap-Vert, rapporte un journaliste de l’AFP. Les passagers doivent être transférés aux Pays-Bas.
Selon le site Flightradar24, un premier appareil a décollé en direction d’Amsterdam où il devrait arriver vers 18 h 30 (heure de Paris). Aucune destination n’était précisée sur le site Internet pour le second avion.


Le navire accostera au port de Granadilla, sur l’île de Tenerife, dans les Canaries, selon la ministre de la santé espagnole
Le navire de croisière frappé par un foyer d’hantavirus accostera « dans un délai de trois jours » au port de Granadilla, à Santa Cruz de Tenerife, sur l’île de Tenerife, dans les Canaries, a annoncé mercredi la ministre de la santé espagnole, malgré l’opposition affichée par le gouvernement régional de cet archipel.
« Un dispositif conjoint d’évaluation sanitaire et d’évacuation sera mis en place pour rapatrier tous les membres du voyage, sauf si leur état de santé l’empêche. Tous les passagers étrangers seront rapatriés », a ajouté Monica Garcia Gomez lors d’une conférence de presse. Les 14 Espagnols actuellement à bord du MV Hondius seront, eux, transférés à l’hôpital militaire Gomez-Ulla, à Madrid, a-t-elle précisé.
« L’unique fait nouveau, c’est que l’armateur a demandé à accoster dans un port de Tenerife le 9 [mai], et c’est une demande qui est en train d’être étudiée », avait déclaré juste avant, à Bruxelles, le président régional des Îles Canaries, Fernando Clavijo, après une réunion avec la Commission européenne.
Une des personnes évacuées du MV « Hondius » sera hospitalisée en Allemagne
Une personne évacuée du bateau de croisière sera prise en charge mercredi au Pays-Bas par les secours allemands pour être hospitalisée en Allemagne, a fait savoir un porte-parole des pompiers de Düsseldorf à l’AFP, évoquant un cas « contact asymptomatique ».
Sa nationalité et son genre n’ont pas été précisés par les autorités. Selon le porte-parole, les pompiers doivent prendre en charge ce patient dans la journée. Il sera ensuite pris en charge, « au plus tôt dans la soirée », par l’hôpital universitaire de Düsseldorf qui « dispose de différentes options pour répondre à un tel cas suspect ».
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📷 Des images du navire de croisière, diffusées lundi par l’un de ses passagers



Le gouvernement régional des Canaries opposé à l’accueil du MV « Hondius »
Alors que l’Espagne avait donné son accord pour l’accueil du MV Hondius aux Canaries, le gouvernement régional de l’archipel s’oppose à ce que le paquebot accoste, a déclaré son président, Fernando Clavijo. « Cette décision [d’accueillir le bateau] ne repose sur aucun critère technique, et il n’y a pas non plus suffisamment d’informations pour rassurer la population ou garantir sa sécurité », a-t-il déclaré à la station de radio COPE. M. Clavijo a demandé la tenue d’une réunion d’urgence avec le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.
Par ailleurs, le ministère de la santé espagnol avait aussi accepté « une demande officielle du gouvernement des Pays-Bas pour accueillir le médecin du MV Hondius, qui se trouve dans un état grave et qui sera transporté aux Canaries dans un avion médicalisé aujourd’hui », mais ce vol a été « annulé », rapporte l’Agence France-Presse qui cite une source proche de la présidence des Canaries.
Un ressortissant français a été identifié comme cas contact

« Le traçage des contacts est en cours autour des cas confirmés, à bord du [MV Hondius] comme en Afrique du Sud », a fait savoir le ministère de la santé français. Il a précisé qu’un ressortissant français « a notamment été identifié parmi les passagers d’un vol emprunté par l’un des cas avant son hospitalisation ».
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a, elle, lancé des démarches pour rechercher les « cas contacts » et retrouver les passagers du vol à bord duquel une croisiériste néerlandaise contaminée a été évacuée depuis l’île de Sainte-Hélène vers l’Afrique du Sud, avant de décéder à l’hôpital.
Des « mesures complémentaires de suivi pourraient être mises en place lors du retour des ressortissants français », poursuit le ministère, s’il s’avère qu’il s’agit de la souche des Andes, transmissible entre humains, ce que le ministre de la santé sud-africain a confirmé, mercredi, devant une commission parlementaire.
Le croisiériste néerlandais, qui exploite le MV Hondius, avait fait savoir, pour sa part lundi, que cinq ressortissants français avaient été enregistrés à bord.
📷 Les images du débarquement des trois cas suspects du MV « Hondius »
Trois personnes, dont deux membres de l’équipage, soupçonnées d’être infectées par le virus, ont été évacuées du MV Hondius, ancré au large du Cap-Vert, a indiqué l’OMS.






Origine, moyens de transmission, symptômes potentiels… Ce qu’il faut savoir sur les hantavirus
Que sont les hantavirus ? Ils font partie des agents pathogènes pouvant provoquer des détresses respiratoires et cardiaques ainsi que des fièvres hémorragiques. Il existe de nombreux types de hantavirus, qui se distinguent par leur répartition géographique et leur tableau clinique. Quels sont les modes de contamination ? Les hantavirus se transmettent à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés tels que des souris ou des rats, qui excrètent le virus par la salive, l’urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l’inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection. Quels sont les symptômes ? Les hantavirus peuvent être responsables d’infections de gravité variable, parfois mortelles. Les premiers symptômes cliniques sont généralement ceux de la grippe : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires. Les deux maladies les plus communes causées par une infection à hantavirus sont le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), que l’on retrouve sur le continent américain, et la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR), que l’on retrouve surtout en Europe et en Asie. Quelle est la durée d’incubation ? La période d’incubation de la maladie varie d’une à six semaines, avec une moyenne de deux semaines, selon l’Institut Pasteur. Quel est le taux de létalité ? Les types de virus que l’on trouve sur le continent américain peuvent entraîner des complications telles que des œdèmes pulmonaires et des syndromes de détresse respiratoire aiguë. Selon le site des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américains, 38 % des personnes qui développent des symptômes respiratoires peuvent succomber à la maladie.
Ce qu’il faut savoir sur les hantavirus : origine, moyens de transmission, symptômes potentiels…
Le Monde avec AFP
Un risque faible pour la santé publique globale, selon l’OMS
« A ce stade, le risque global pour la santé publique demeure faible », a écrit sur le réseau social X Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé.
Il précise « l’OMS continue de collaborer avec les opérateurs du bateau afin de surveiller de près l’état de santé des passagers et de l’équipage, et travaille avec les pays pour assurer un suivi médical approprié et une évacuation si nécessaire ».
Les trois cas suspects ont été débarqués
Les trois cas suspects à bord du MV Hondius ont été évacués du navire pour être transférés aux Pays-Bas, a annoncé le directeur général de l’Organisaton mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Ils « sont en route pour recevoir des soins médicaux aux Pays-Bas, en coordination avec l’OMS, l’opérateur du navire et les autorités nationales du Cap-Vert, du Royaume-Uni, de l’Espagne et des Pays-Bas », a-t-il déclaré, sur le réseau social X.
Le point sur la situation en images
📷 Le MV « Hondius », au mouillage depuis dimanche au large de Praia


L’itinéraire du MV « Hondius »
Deux infectiologues en route au départ des Pays-Bas pour se rendre sur le MV « Hondius »
« Deux infectiologues, actuellement en route depuis les Pays-Bas, embarqueront sur le MV Hondius et resteront à bord du navire après son départ prévu du Cap-Vert », a déclaré, dans un communiqué mercredi, le croisiériste néerlandais organisateur du voyage Oceanwide Expeditions.
Source:
www.lemonde.fr
