Marc Guillaume le prefet dIle de France nomme a la tete du

Le préfet de la région Ile-de-France, Marc Guillaume, a été nommé, mercredi 6 mai en conseil des ministres, vice-président du Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative du pays, a annoncé le ministre de la justice, Gérald Darmanin.

« Toutes mes sincères félicitations à Marc Guillaume, préfet de Paris et de la région Ile-de-France, qui a été nommé ce matin vice-président du Conseil d’Etat par le président de la République. C’est un grand serviteur de l’Etat et du droit. La chancellerie se réjouit de travailler très bientôt avec lui et ses équipes », a écrit sur X le garde des sceaux.

Ancien secrétaire général du gouvernement de 2015 à 2020, réputé proche de l’ex-premier ministre Edouard Philippe, Marc Guillaume, 61 ans, est un énarque qui a fait toute sa carrière dans la haute fonction publique. Comme préfet de la région parisienne, il a été très impliqué dans la préparation et la gestion des Jeux olympiques de 2024.

Un rôle de plus en plus politique

Ce conseiller d’Etat est passé par la direction des affaires juridiques du ministère de la défense et la direction des affaires civiles et du sceau du ministère de la justice avant de devenir, en 2007, secrétaire général du Conseil constitutionnel.

En 2015, Manuel Valls, alors premier ministre sous le président François Hollande, le choisit comme secrétaire général du gouvernement. Arrivé au pouvoir en 2017, Emmanuel Macron nomme Edouard Philippe à Matignon, qui connaît déjà Marc Guillaume et le maintient dans ses fonctions, lui permettant de jouer un rôle de plus en plus politique.

En 2018, les conseillères de l’Elysée dénonçaient ses comportements misogynes (remarques sexistes, « blagues salaces », mises à l’écart…) sans le nommer. Marc Guillaume avait été congédié du poste de secrétaire général du gouvernement le 15 juillet 2020 par Emmanuel Macron et Jean Castex, avant d’être nommé préfet d’Ile-de-France.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En 2018, les conseillères de l’Elysée dénonçaient des comportements misogynes au plus haut sommet de l’Etat

Sa nomination comme vice-président du Conseil d’Etat, attendue, ouvre la voie à un jeu de chaises musicales : le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Georges-François Leclerc, est pressenti pour lui succéder à la préfecture d’Ile-de-France, six mois à peine après son arrivée à l’Elysée. Frédéric Rose, actuel préfet des Yvelines, pourrait, lui, prendre ce poste-clé auprès du président de la République.

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Un nouveau mouvement à la fois dans la préfectorale, où le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a déjà commencé à tourner la page des nominations faites par ses prédécesseurs Bruno Retailleau et Gérald Darmanin, et à l’Elysée, où les départs se multiplient à un an de la fin du mandat du chef de l’Etat.

Mardi, Emmanuel Macron a proposé de nommer comme gouverneur de la Banque de France celui qui était son bras droit en tant que secrétaire général de la présidence il y a encore quelques jours, Emmanuel Moulin.

Lire aussi le récit | Article réservé à nos abonnés Le Conseil constitutionnel et le Conseil d’Etat au secours d’un Etat de droit malmené

Le Monde avec AFP


Source:

www.lemonde.fr